C’est sur que ça choque plus que dans ce sens là ^^
C’est ça le pire, c’est qu’on parle « que » de son jet et pas du reste
donc au delà de sa malhonnêteté ça laisse rêveur.
@Plopinou j’aurai mis « Bernard Arnault à pied » histoire de trancher ^^
Edit : d’ailleurs il rentre aussi dans le calcul moyen des français, je suis sur que c’est à cause de lui si on en est là hein ! ^^
Ah mais j’ai mis la valeur indiquée pour son jet (même multiplié par 12 pour faire une année) ^^
Et j’ai même gardé le 0.5 T pour un français au lieu des 11 T qu’il faudrait prendre.
J’ai juste multiplié par le nombre ensuite.
C’est une publicité dont le patron de LVMH se serait bien passé : apparu le mois dernier, le compte Instagram « L’avion de Bernard » a déjà plus de 38 000 abonnés. Il compile à partir de données publiques les trajets du jet privé immatriculé F-GVMA, un Bombardier Global Express d’une valeur estimée à 48 millions d’euros, et en estime l’empreinte carbone. Ce jet, c’est l’avion de Bernard Arnault, troisième fortune mondiale.
A la date du 7 juin, par exemple, le compte affiche un aller-retour Paris-Farnborough (environs de Londres). Durée : trois quarts d’heure. CO2 émis : 1,6 tonne ! Par comparaison, un Paris-Londres en Eurostar met deux heures et quart, pour 2,3 kilogrammes de CO2 émis par passager.
Sur le mois de mai, un récapitulatif totalise quarante-six heures de vol et 176 tonnes de CO2 au compteur de l’appareil du milliardaire. C’est 27 fois les émissions d’un Français moyen sur une année (18 fois si l’on inclut les émissions importées) et 88 fois le niveau maximal d’émissions qu’un Français devrait respecter en 2050 pour tenir les objectifs climatiques nationaux soit… 2 tonnes de CO2.
L’internaute qui traque l’avion de Bernard s’est inspiré du compte d’un adolescent américain qui en fait de même avec le jet d’Elon Musk, avec cet objectif affiché « rendre visible le mode de vie polluant des plus riches ». Après l’avion de Bernard, à qui le tour ?
L’aviation d’affaires décolle, ses émissions aussi
Ce dévoilement intervient dans un contexte où l’aviation d’affaires est en plein essor. Organisée fin mai à Genève, la vingtième édition du salon européen des professionnels du secteur a été un grand moment d’enthousiasme, aussi bien pour les commandes d’appareils que pour le marché de l’occasion ou pour les ventes d’heures de vol.
Entre 2019 et 2021, le nombre de vols de jets privés a crû de 22 %. Le nombre de clients a augmenté de 50 % entre 2020 et 2021.
Forcément, les émissions de CO2 sont à l’avenant. Au niveau européen, alors que les émissions de CO2 de l’aviation commerciale avaient progressé de 25 % entre 2005 et 2019, celles de l’aviation d’affaires avaient grimpé encore plus vite, de 31 %, selon une étude de l’ONG Transport & Environment.
Cette tendance s’est accélérée à la suite de la pandémie, à la fois parce qu’il y a depuis davantage de riches plus riches et parce que, quand ils en ont les moyens, ils évitent davantage de se mêler à la masse. Pour le festival de Cannes, les arrivées en jet privé ont quasiment doublé par rapport à 2019.
Des trajets pas que pour le business
« Business is business », diront certains en défense de ces polluants trajets : après tout, ne sont-ils pas un mal nécessaire dans une économie aussi globalisée que la nôtre ?
Cette idée est en très grande partie un mythe. Comme l’a mis en évidence Transport & Environment, beaucoup de vols n’ont rien à voir avec le business. Les aéroports d’affaires de Cannes, Ibiza ou Palma de Majorque connaissent un fort trafic en été, mais il est nul en janvier…
Par ailleurs, l’argument du temps gagné est souvent factice. Pour traverser les océans, mieux vaut un Airbus ou un Boeing qu’un jet privé, dont les allures de croisière sont inférieures.
Quant aux vols courte distance, où se concentre en Europe l’essentiel de l’aviation d’affaires, il existe dans la majorité des cas des alternatives ferroviaires (avec Wifi à bord) avec moins de trois heures de différence. Typiquement les Paris-Londres qu’affectionne Bernard Arnault.
Taxer la pollution des riches
Certes, l’aviation d’affaires ne représente que 2 % des émissions du transport aérien. Mais ce n’est pas une raison pour laisser-faire. L’ONG Transport & Environment plaide pour l’interdiction d’ici à 2030 des vols privés de moins de 1 000 kilomètres brûlant des combustibles fossiles et, d’ici là, pour une forte taxation du kérosène (aujourd’hui exempté de toute fiscalité). C’est d’ailleurs ce qu’avait proposé la Convention citoyenne pour le climat, une mesure rejetée par le gouvernement et sa majorité.
Attention toutefois à ne pas braquer les feux sur le seul scandale de la super-pollution des super-riches, qui sont une super-minorité. A l’échelle mondiale, la moitié des émissions aériennes est le fait de 1 % de la population. Les 10 % les plus riches concentrent, eux, entre un tiers et la moitié des émissions globales. Pointer Bernard et son avion, c’est bien, mais cela ne suffit pas : il faudrait taxer la pollution des riches (et pas seulement des super-riches).
Ils peuvent toutefois dormir tranquilles. Amélie de Montchalin, la ministre de la Transition écologique, n’a-t-elle pas invité récemment « tous les Français à ne pas surutiliser leur climatisation » ? C’est ce qu’on appelle faire de la politique de haut vol ! Ou, au choix, planer à haute altitude.
Comme ça vous aurez l’article entier. ![]()
Il reste plus qu’à faire ça pour les pays du monde ![]()
et un autre avec le comparatif avec le C02 importé et exporté ![]()
parceque si il change de pays, le C02 c’est pour qui ? ^^
Juste pour le côté « il faut ramener au total des Français », une autre comparaison bien plus révélatrice que oui, c’est les ultra riche le problème et pas le citoyen lambda qui galère :
« Lorsque le 20 juillet, Jeff Bezos, l’homme le plus riche de la planète, s’est élevé dans l’espace avec ses 3 invités, ils ont émis chacun, en 10 minutes, 75 tonnes de CO2. Le milliard d’humains les plus pauvres n’en émettent pas autant pendant toute leur vie. »
@Plopinou Si tu veux remettre ton graphique à jour ^^
Merci @Guillaume
@killmore: ça va être compliqué (Pour la France, les données de la Banque mondiale montrent que 62 % des Français appartiennent aux 10 % les plus riches du monde)
@Beardou effectivement, ça change beaucoup le graphique
Edit: désolé, je trolle. On est d’accord sur le fait qu’il faut limiter les excès des super riches. Juste que se focaliser sur eux est un excellent moyen de regarder ailleurs de mon point de vue.
Belle preuve encore de malhonnêteté. L’objectif est donc de garder le plus de gens possibles dans une pauvreté extrême (continuer à bien les exploiter, alors) ? Ou de les laisser au contraire augmenter leur niveau de vie ?
Ramené aux émissions d’un français, c’est évidemment moins sexy « Un vol spatial équivaut aux émissions d’une famille française pendant un an »
pour rappel, les fusées de Bezos fonctionnent avec de l’hydrogène liquide. Le vol en lui-même est donc probablement neutre. L’essentiel des émissions de CO2 sera probablement à chercher du côté des ordinateurs des employés lors du développement de la fusée…
je précise pour que ça soit pas trop malhonnête hein ![]()
N’oublions donc pas de mettre deux pulls cet hiver, d’aller au travail en cheval et de surtout pas se plaindre de ceux qui iront en jet ou en fusée chercher le pain
c’est nous les pollueurs ![]()
C’est en effet non négligeable mais ça change pas l’ordre de grandeur. Si on prend 2019 comme ref, l’EC d’un français c’est 9T/an, soit 0,75T/mois : Estimation de l’empreinte carbone de 1995 à 2020 | Données et études statistiques
Par contre je suis surpris de l’ordre de grandeur des trajets en jet en un mois. Si quelqu’un a une source je suis preneur.
Non c’est 9 ![]()
Login • Instagram va voir là il met peu être ses données. (déso j’ai pas insta ^^)
Bah justement on savait pas faire jusqu’à maintenant. Le prix n’est pas un problème à moyen terme, ça devrait baisser.
et la précision n’a pas d’intérêt puisque peu importe la durée du vol. Ils seraient partis 3 ans, le coût aurait été le même.
Pour rappel, fusée à l’hydrogène liquide : ses émissions de CO2 ne sont pas dues au vol mais à sa préparation.
On verra bien
si c’est comme la nouvelle techno (la nouvelle remplace l’ancienne qui n’est plus fabriqué mais qui reste globalement au même prix voir un peu plus cher) sauf exception bien sur.
Mais s’ils étaient parti un an, ça aurait diminué leurs émission de CO2 sur l’année ![]()
Bon c’est pas tout ça, mais j’ai des mêmes à poster moi ^^
J’ai regardé quleques sources qui étaient concordantes sur la valeur. Mais ça parle «d’équivalent CO2», la différence vient peut-être de là. Et les quelques autres que je regarde rapidement sont entre 10 et 12 tonnes d’équivalent CO2. Mais ça date d’avant la crise. J’en voit d’autres qui parlent de 9 aussi, mais en 2020, avec donc la crise qui est passée par là qui a fait baissé (en partie) les émissions.
Si on ne prend pas en compte le vol mais que sa préparation elle serait de 11 tonnes, c’est pas une famille alors mais un français
(9T selon @lebesgue21 )
extrait : Mais si l’on ajoute le coût climatique de toutes les activités annexes nécessaires à la réalisation de l’envol, il s’agit au total de 11,5 tonnes de gaz carbonique.
Donc la précision de la famille dans ta phrase pourrait être perçu comme trompeuse ![]()

