Politique [sujet non modéré, Cwowd et ses modérateurs ne sauraient être tenus pour responsables de ce qui s'écrit ici]

Je rectifie direct : je ne l’avais cité qu’en exemple, pour répondre à je ne sais plus qui avait raillé la notion d’ « indice de bonheur ».
Je n’ai jamais prétendu :
1/ qu’il n’y avait que ça sur ce sujet ;
2/ que c’était infaillible ;

Je préfère préciser voire radoter :slight_smile:

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Petite précision pour revenir sur ce sujet : c’est en fait dangereux, mais ce qui compte c’est le risque. Pour simplifier, risque = danger x exposition. Typiquement, prendre l’avion c’est dangereux, parce qu’en cas de crash ça fait des centaines de morts. Mais la probabilité d’un tel crash étant extrêmement faible, c’est au final peu risqué.

Pour le glyphosate, c’est très probable que si tu décides d’en boire un grand verre tu vas finir aux urgences. Par contre, quid du risque en utilisation normale ? Quels sont les seuils à partir desquels son utilisation est considérée comme suffisamment peu risquée ?

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Et les dégâts sur le climat ? Et les nuisances sonores ? Et les rejets de particules ?

Comme les pesticides, si on ne regarde que du point de vue de son aspect cancérigène, ça n’est pas spécialement pertinent. L’affaire récente des nappes polluées par les pesticides qui a obligée Nestlé à filtrer son eau de source est révélatrice d’une bombe à retardement sanitaire.

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Une des grosses problématiques est que sur les expositions environnementames on commence à intégrer le fait que l’approche toxicologique est inadaptée. J’ai pas du tout le temps de développer mais si ça vous intéresse je peux revenir plus tard.

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C’est pas du tout mon point. Évidemment qu’il n’y a pas qu’un seul danger (et donc un seul risque). C’est juste que j’en ai pris un évident pour l’analogie.

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Intéressé pour ma part !

Réponse courte : non, ça n’utilise pas le CS du papier. Le chiffre de base est obtenu par un sondage en self reporting. Les auteurs ne sont pas des lapereaux de 2 semaines, il y a tout un développement méthodo sur le site : https://worldhappiness.report/ed/2023/the-happiness-agenda-the-next-10-year/ Ils utilisent l’état de l’art de la recherche dans le domaine :

The World Happiness Reports use subjective life evaluations as their central umbrella measure of well-being, with positive and negative emotions playing important mediating roles. The evidence thus far available suggests that several different forms of life evaluation, including the Cantril ladder, satisfaction with life, and being happy with life as a whole all provide similar conclusions about the sources of well-being.

C’est très bien qu’on ait cette discussion car je me rends compte encore une fois du niveau de la recherche dans ces domaines. Les gens sont sérieux, c’est le moins qu’on puisse dire. Il y a une annexe statistique de 54 pages ! Écrite en latex !

On est d’accord sur ça aussi. La mesure ne donne pas nécessairement des outils d’action, par exemple, et si on en a, il faut se poser la question de leurs effets, a minima.

C’est ce que j’écrivais au dessus, ça manque de contrôle sur les facteurs de confusion. Après, l’hypothèse occidentalisé me semble forte, mais c’est une objection valide.

Dans le contexte, c’est plutôt de savoir si les échelles de réponse (type likert) sont culturellement équivalentes, si j’ai bien compris. En gros est-ce qu’on n’a pas tendance à surnoter ou à sous-noter (genre USA vs France :wink: )

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Qui est un problème pour ceux qui rejettent le libéralisme. Pour ceux qui, au contraire, se soucient de l’individu, ces mesures du bonheur représentent une vraie petite révolution puisque l’idée est de détacher le politique de l’économique. De mettre un terme à la mesure du politique selon des Indices purement économiques. Et donc de remettre l’individu au cœur de la réflexion.

Personne n’a jamais considéré qu’il s’agissait de science. Et aucun auteur n’a jamais eu la prétention d’imposer un modèle comme parfait ou idéal. L’idée même de créer des indices pondérables va dans le sens inverse : permettre à chaque société de doser son indice selon ses particularités.

On peut parfaitement imaginer une société purement libérale où les citoyens décident en commun de la valeur des indices sur lesquels le gouvernement (peu importe sa nature) serait ensuite évalué.

Résumé à l’extrême, c’est un outil pour que les États s’affranchissent physiquement du capitalisme. Un premier pas au moins dans ce sens. Peu importe que ce soit scientifique ou pas. La science est par contre nécessaire pour déterminer les indices et leurs importances selon les évolutions de la société. Ainsi que la pertinence des actions par leur suivi dans le temps.

Ça n’a par contre aucune finalité a comparer des pays entre eux, même si l’outil semble se révéler plus solide que prévu pour cela. Et même si c’est ainsi qu’il se fait connaître pour l’instant.

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Quoi ? L’eau minérale en bouteille n’est pas « bonne » a la santé ? Elle est filtrée ? Elle vient pas directement de la montagne et de la source ?

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Donc l’eau du robinet n’est pas bonne et l’eau en bouteille non plus… J’ai la solution : Buvons tous du whisky :smiley:

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Blague à part, les eaux dites de source et minérales ne subissent pas le même traitement que l’eau dite du robinet.
Mais ce qui est génial, c’est qu’elles sont bien polluées (au point de devoir subir un traitement filtre à charbon + UV), traitées quand elles ne devraient pas l’être, mais toujours vendues au prix d’une eau de source.

Nestlé, soit ils gagnent, soit ils gagnent.
Et les packs d’eau de se vendre par palettes entières.

Edit : et avec la bénédiction du gouvernement, en toute illégalité.

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En fait c’est assez compliqué de répondre simplement. Et ce que j’ai dit est partiellement faux. Plutôt que l’approche toxicologique j’aurais dû parler du concept de seuil toxicologique et aussi des tests réglementaires. Les tests actuellement utilisés et reconnus en tant que standards ne peuvent pas détecter certains effets. En particulier les expositions longues, les effets à dose faible, les effets cocktail, l’essentiel de la perturbation endocrinienne.

Dans les fait, on observe des effets sur les populations, typiquement des taux d’incidence de pathologies diverses (cancers, infertilité, obésité, tdha) pour lesquels les facteurs explicatifs connus (e.g. vieillissement de la population) ne rendent pas compte de la totalité augmentations observées.

En parallèle fes études de cohorte indiquent des corrélations avec des expositions diverses (plastiques, plastifiants, pesticides, métaux lourds, polluants, etc).

Or une grande partie des substances détectées dans ces études ne sont pas considérés comme toxiques aux doses d’exposition.

Plusieurs effets pourraient expliquer que ces substances puissent néanmoins agir, ces effets sont d’ailleurs de plus en plus pris en compte dans les tests réglementaires : bioaccumulation (ça se modélise), « effet coktail » (expo multiples, très galère à anticiper et mettre en évidence), effets-dose non linéaires, etc.

Mais cela ne dit pas si des molécules détectées sont responsables des pathologies, ni quelles molécules sont preoccupantes. Pour déterminer s’il existe un lien causal entre les expositions et les effets observés on utilise des modèles (particulièrement in vivo) en labo. On trouve beaucoup de données préoccupantes, et des concepts nouveaux apparaissent (perturbation endocrinienne, fenêtres de susceptibilité, etc).

Le problème est qu’entre la mise en évidence de liens causaux en labo et l’élaboration de tests standardisés à même de mettre en évidence les effets des molécules mises sur le marché il se passe un certain temps. Une décade en gros.

Et donc on a un décalage entre des scientifiques et les organismes de régulation. Ce n’est pas un complot, c’est le temps de la valorisation des données de la recherche fondamentale.

Reste deux effets qui sont néanmoins réels :

  • le lobbying des industriels (fabrique du doute).
  • la « vision tunnel » des chercheurs : ils sont sur leur sujet et ne sont pas forcément à même de pondérer les effets qu’ils étudient vs d’autres. Les liens causaux identifiés en labo ne sont pas tous des enjeux majeurs de santé publique.

Certains trucs sont tout de même compliqués à continuer à accepter quand on suit l’actualité de la recherche. Les emballages alimentaires par exemple. Et l’usage de certaines molécules en mode yolo (je ne pense pas qu’aux résidus agricoles : tissus d’ameublement, poêles antiadhésives, etc)

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Top les explications !

J’ai lu je ne sais plus où que pour appliquer les normes anti-incendie, on utilise dans les tissus d’ameublement des trucs qui foutent la trouille. C’est à ça que tu penses ?

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Bah moi ce matin, à 5h00, j’étais sur les rond-points avec les agriculteurs de mon coin. Ambiance très sympa, ils nous ont offert le café. Eux, ils distribuaient leurs tracs et nous on faisait en sorte qu’ils se fassent pas écraser.

C’était cool.

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Oui.

En gros ce sont des chaînes de carbone recouvertes de fluor, bromes et autres halogenées. De manière curieuse quand on remplace une de ces molécules -avec des effets néfastes démontrés- par une autre, et bien, c’est fou : elle a les mêmes propriétés physico-chimiques (donc elle est toujours retardateur de flamme / antiadhésif / etc) et aussi des effets biologiques similaires. Qui aurait pu le prévoir ? Sauf qu’il faut à nouveau des années de boulot pour le montrer.

Il y en a aussi dans toute l’électronique et certains étaient utilisés dans des plastiques alimentaires (le fameux tbbpa des biberons).

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Mais le risque incendie c’est pas de la gnognotte non plus. Faut bien évaluer les bénéfices/ risques

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Et pendant qu’on y est, on en est où justement sur le teflon et autres anti-adhésif ? Il faut se contenter des poêles en céramiques ou abandonner l’idée de cuire sans gras ?

Je n’ai plus que de la fonte et de l’inox chez moi depuis 15 ans.

Du coup j’ai des CMR issus des réactions de Maillard à la place du teflon :crazy_face:

[Le teflon est l’une de ces molécules]

[Une poele en bon état ça migre pas trop mais surtout dans les graisses de mémoire, faudrait que je redemande]

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Idem le pchit pour imperméabiliser les chaussures, certaines résines qui recouvrent l’intérieur des boîtes de conserve ou des canettes. Bref. Quasi impossible d’y couper en fait. Mais ça vaudrait le coup de réfléchir aux usages (critique / utile / confort / gadget).

Ensuite il faut être cohérent. S’inquiéter des pratiques agricoles et balancer des plaquettes antimoustique ou acheter de la bouffe emballée en plastique (pire : mettre un tupperware au micro-ondes) c’est pas cohérent.

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