Un petit message pour vous présenter l’énorme coup de coeur du jour: Cosy Stickerville
C’est un jeu legacy dans lequel il va falloir construire et développer sa petite ville à l’aide d’autocollant (d’où son nom). Le côté « cozy » vient du fait que c’est un jeu où l’on ne peut pas perdre, on développe sa ville comme on a envie. On peut faire des mauvais choix, et parfois les bonnes actions ont des conséquences négatives, ou inversement.
L’histoire ne va pas chercher bien loin. Notre charmant père nous traite de bon à rien, et nous envoi faire nos preuves dans ce petit coin de nature, où l’on doit développer une ville en partant de presque rien.
Le principe est ultra simpa. On a dix ans pour développer sa ville, chaque année correspond à un paquet de 12 cartes qui figurent 12 mois, et 12 évènements à résoudre. A tour de rôle, chaque joueur pioche un carte et résoud l’évènement. Puis il doit effectuer une action du jeu, représentée par un petit sablier sur le plateau de jeu ou sur une carte qu’on a gardé devant nous. Ca peut être aller chercher du bois, contruire une maison, aller rendre visite à un voisin. Les actions narratives renvoient à un script dans un livret de scripts, les actions de construction nécessitent de dépenser des ressources pour construire des bâtiments qui donnent de nouvelles possiblités. La force du jeu, c’est vraiment les choix que l’on va devoir faire, soit des choix de construction, soit des choix narratifs qui auront des conséquences plus tard d’une manière ou d’une autre. Le jeu ouvre autant de portes qu’il en ferme à chaque choix: est-ce que la maison qu’on est en train de construire sera pour le savant fou, ou pour le couple d’investisseur ? Il y a même une sorte de mystère à élucider (je peux pas encore en dire plus pour ne pas spoiler et parce qu’on ne l’a pas encore élucidé)
Côté rejouabilité, c’est du legacy à base d’autocollant. Donc ce n’est pas rejouable. MAIS… l’éditeur a prévu deux côtés au plateau de jeu, et assez d’autocollants pour faire deux parties. Lors de la mise en place on doit choisir entre deux alternatives d’autocollants de départ. Et certains proposent des choix narratifs différents, donc même le démarrage sera différent. Certaines cartes à piocher sont étiquettées A ou B aussi. il faudra piocher la version A sur la première partie et la B sur la deuxième, ce qui promet de varier aussi un peu l’expérience de jeu.
Ce matin, on a enchainé 4 années (4 parties d’environ 20 à 30 minutes), et c’est moi qui ai dû les forcer à arrêter car sinon, on aurait poncé le jeu dans la journée je pense.
Un petite photo prise au terme de la 3 années pour vous faire une idée (regardez pas de trop prêt, ca peut spoiler.
Au cours de l’année 4, on a pu construire un pont qui nous donne accès à l’autre côté de la rivière.
Pas grand chose à redire sur ce jeu, si ce n’est le côté legacy. On n’a pas été autant emballé par un jeu depuis toriki je pense.