Ma deuxième tentative sur A1 fut la bonne
Je saisis donc l’occasion pour un premier retour, à prendre avec une certaine prudence puisque résultant de deux parties seulement.
++ déjà, cette seconde partie s’est déroulée de façon très différente de la 1ère, pas seulement à cause de mes choix tactiques, mais surtout parce pas mal de paramètres sont randomisés. C’est très plaisant et cela confère un vrai potentiel de rejouabilité à chaque mission.
++ j’aime beaucoup la façon dont AR a repensé la mécanique d’attention pour la rendre moins lourde à gérer tout en préservant sa cohérence. J’apprécie aussi que le système d’anomalies, que je trouvais quelque peu tarabiscoté sur le papier, s’avère à l’usage très sympa stratégiquement parlant et proche de l’expérience offerte par le JV.
++ la progression dans la campagne est vraiment chouette : de nouveaux équipements, de nouveaux contacts et de nouvelles missions que l’on n’est pas contraint d’aborder de façon linéaire : on peut passer de A2 à B1 si le cœur nous en dit. Personnellement, j’apprécie car cela renvoie là encore à la dimension ouverte et libertaire de la licence.
— tout n’est cependant pas rose, à commencer par le déroulement des affrontements que je trouve un peu trop aléatoire à mon goût : vous aurez beau avoir quatre malabars surarmés à moins de 2 cases de votre Stalker, si le jeu a décicé qu’ils n’attaqueraient pas ce round, vous n’aurez vraiment rien à craindre.
— lors de mes deux parties, j’ai eu l’impression que les cartes d’activation rouges, trop conditionnées par le contexte (ex : ennemis mal orientés) ne s’avéraient pas forcément plus punitives que les jaunes - ce qui n’incite pas vraiment à la discrétion et c’est dommage.
— enfin, autre aspect trop permissif à mon goût, c’est que si le jeu vous contraint à stopper votre déplacement dès que vous pénétrez dans la case d’un ennemi, il ne fait rien pour vous empêcher d’en sortir aussi sec s’il vous reste une action derrière, vu qu’il n’existe aucune attaque d’opportunité et donc aucun risque à passer impunément sous leur nez pour peu que vous ayez le bon timing. C’est d’ailleurs de cette façon que j’ai pu snober la sangsue censée garder le point de repli de la première mission.
Ces reproches rejoignent ceux que j’avais vu exprimés sur BGG (notamment à travers cette vidéo) et qui en ont convaincu pas mal de house-ruler certains aspects de l’expérience.
Rien de rhédibitoire cependant pour ce qui me concerne, sachant de surcroît que je serai peut-être amené à infirmer certains de ces constats quand j’aurai joué davantage 