Women In Boardgames : le MeToo du JDS?

pour être précis, le mec n’est pas nommé, un jeu l’est qui est le fruit du travail d’un éditeur à partir du travail d’un auteur.

Pour être encore plus précis, « présumément ». Ce qui nous met dans la position délicate de prendre soin de la ou les victimes potentielles tout en respectant la présomption d’innocence du présumé mis en cause.

Ce qui me gêne beaucoup, du coup, dans ce genre de situation (parce que je sais parfaitement que c’est une position impossible, on prend forcément position, même involontairement) qui cherche à contourner les droits du suspect (tout en comprenant parfaitement que les victimes ont le plus grand mal à faire valoir leurs propres droits, ce qui est inacceptable).


Personnellement, j’adore Sky Team, je ne vais pas arrêter d’y jouer et je considère qu’il mérite largement un Spiel. A tout le moins de figurer dans la liste des nommés. Pour autant, je peux apprécier de savoir que son auteur est présumément une personne peu « désirable ». Et agir ensuite en conséquence (mais, bon, dire que je n’achèterai plus ses créations est un peu facile vu qu’il est peu probable qu’il produise rapidement un jeu de ce niveau)

4 « J'aime »

Maintenant ça l’est :slight_smile:

Ne pas le nommer au Spiel n’est pas incompatible avec le respect de ses droits de suspect.

1 « J'aime »

Encore une fois, le jeu est nommé, pas l’auteur.

la justice est de condamner l’humain pour ses crimes, pas les œuvres ou le travail d’autres personnes avec qui il a travaillé, collaboré etc.

3 « J'aime »

Et c’est bien connu les jeux se font tout seuls, les auteurs ne jouissent d’aucune reconnaissance en voyant LEUR création nommée à un des prix les plus prestigieux de tout le hobby.

C’est quand même une sacrée gymnastique. Faut être très souple.

5 « J'aime »

Je rajouterai que l’auteur gagnera un montant financier conséquent (lié aux ventes) ne serait-ce que par le fait que le jeu soit nommé au spiel (la liste est déjà dispo chez Philibert et le sera sûrement un peu partout pendant quelques mois). Ils viennent donc, par leur décision, de participer à l’enrichissement financier d’un potentiel auteur de VSS…

3 « J'aime »

Pas ton fort la souplesse, on l’a bien compris. Un jeu est le résultat du travail (un domaine que tu connais bien pourtant) de toute une équipe, pas seulement d’un auteur. Pénaliser le jeu au titre de l’auteur revient donc à considérer comme complices des actes de l’auteur tous les gens qui ont rendu ce jeu ce qu’il est.

Désolé, les purges staliniennes, c’est pas Mon univers.

9 « J'aime »

Après y’avait sans doute plein d’autres jeux qui auraient pu mériter la même place avec des équipes tout aussi méritantes derrière.

11 « J'aime »

Tu inverses les choses comme bien souvent…

C’est bien l’auteur potentiellement coupable de VSS qui mets en porte à faux toute l’équipe autour du jeu. À eux d’agir collectivement si les faits finissent par sortir, et honte à eux si ils étaient au courant mais n’ont rien fait.

3 « J'aime »

Tiens d’ailleurs dans le tweet du Spiel, pourquoi c’est le seul auteur nommé (avec son prénom) « von Luc »?

Je suppute une erreur de copié/collé.

Non, je n’inverse rien. Ton esprit pervers voit peut-être des coupables partout mais L’Equipe qui a développé le jeu n’est en rien responsable ou coupable des actes d’un d’entre eux.

Si la personne avec qui tu bosses tue son père, tu ne seras pas complice de ce crime (a moins d’avoir participé activement à son crime).

1 « J'aime »

Sophisme de l’homme de paille.
BierrePourdieu parle de personne qui savent mais ne font rien.
Tu parles de personne qui ne savent pas et travaille avec la personne.
Ton argument n’a pas de rapport

5 « J'aime »

Mon esprit pervers, contrairement au tiens, bien connu pour ne pas l’être, prends en considération les victimes, ou tout du moins ne pense pas que se contenter d’une petite tape derrière la tête en disant, « bon t’es un enfoiré mais tu fais des bons jeux donc continue » est suffisant.

Et oui, quand dans un collectif quelqu’un merde salement et est accusé de quelque chose de grave, on évite de penser aux profits d’abord et on tente de tirer au clair l’histoire, parce qu’un jour où l’autre ça se saura et à ce moment là il faudra pas s’étonner des conséquences.

3 « J'aime »

C’est la même chose que tu disais plus haut et c’est bien plus agréable à lire, Merci^^

Autant je suis d’accord pour dire que je n’ai pas d’avis à donner sur ce qu’il aurait fallu faire ou faudrait faire. Autant dire que je n’ai pas compris qui était visé et que ça me dérange parce que défourailler dans le tas ce n’est pas correct, ça me paraît normal de l’exprimer.

Parce que pour finir, de mon côté @BaneRequiem , ce n’était pas clair du tout et je pensais aussi qu’e c’était l’éditeur qui était incriminé. Pour toi c’était limpide, pas pour d’autres.
Maintenant que le nom a été donné, c’est clair ici pour tout le monde !
Et au final, l’info est passée ici

7 « J'aime »

Désolé, je ne baserai pas mon jugement sur des supputations. Il ne sait pas, il suppose. Il imagine que. Mais sur cette supputation sans fondement, il condamne un travail collectif au titre des actes potentiels d’une personne.

Tu peux ranger tes sophismes. On n’a pour l’heure pas idée de ce qui lui est reproché exactement. On ne sait pas non plus ce que savait l’éditeur et l’équipe éditoriale. Mais on devrait condamner au motif que… peut-être qu’ils savaient que l’auteur avait potentiellement commis des actes ou eu des comportements répréhensibles ou inacceptables ?

Si on cherche la justice, on souhaite que le coupable soit condamné (sous réserve qu’il le soit, coupable). Mais QUE le coupable, pas un collectif qui n’y est pour rien et ne savait probablement rien (ou rien de concret). Et surement pas en se basant sur son impression ou sobn imagination comme l’autre tordu.

5 « J'aime »

On peut imaginer que l’éditeur est au courant, ou a été mis au courant, d’une manière ou d’une autre, depuis que les voix se sont élevées en septembre 2023, car si nous, ici, n’avions pas de nom, il ne fait aucun doute qu’il circulait « dans le milieu ». En revanche, on peut aussi tout à fait imaginer que l’éditeur n’était pas au courant au moment où le jeu a été signé. Dans ce cas c’est un peu différent, et en effet je serais bien en peine de cracher à la gueule des autres gens qui ont bossé sur le projet (bon, j’évite de cracher à la gueule des gens en général dans la vie, de toute façon :sweat_smile:).

3 « J'aime »

Si l’éditeur sait, alors il est capable de dire qu’il n’accepte pas la nomination au Spiel, mais bon, bien évidemment que ça ne marche pas à l’éthique les affaires…

C’est d’ailleurs pour ça que je continuerai à faire mon tordu, et à soutenir les victimes sans tortiller des fesses.

2 « J'aime »

La question c’est bien « fallait-il le nommer au spiel ? » pas « fallait-il l’éditer ? ». C’est bien différent tout de même.

4 « J'aime »

Il faut prendre en considération que des garanties ont été donné et que des décisions ont été prises. Très certainement que la médiatisation qui accompagne l’annonce du SPIEL est un moment très délicat à vivre pour la ou les personnes concernées et que ces mêmes garanties n’avaient peut être pas autant de poids qu’espéré/souhaité.

Quand on avait traité le sujet l’année dernière, j’avais justement annoncé que si le jeu était nommé, que ça allait forcément enclencher quelque chose. Dans de nombreux autres domaines culturels, c’est la surexposition/médiatisation qui amène les paroles à se libérer sachant que c’est rarement aux bénéfices des victimes/survivantes.

7 « J'aime »

Ça veut dire quoi VSS?

3 « J'aime »