Women In Boardgames : le MeToo du JDS?

violences sexistes et sexuelles

4 « J'aime »

Roman Polanski a reçu des prix en 2019 et 2020 (une palme à Cannes notamment), et lui a été condamné…

La double pensée

Je suis d’accord, par contre je sais pas si y’a beaucoup d’éditeurs qui le feraient. Je pense qu’ils feraient (probablement) tous le choix de ne pas flinguer une opportunité importante pour les affaires (gagner un prix, surtout le Spiel, avec son impact énorme sur les ventes) et de ne réagir que si ça fait des vagues, probablement en annonçant qu’ils n’éditeront plus jamais de jeu de cet auteur.

Et quand on n’a pas Twitter (et qu’en plus on exécre ce réseau social en grande partie nauséabond), on fait comment pour ne pas être largué ?

3 « J'aime »

Bah maintenant y’a plus de question de besoin de Twitter vu que le nom a été donné ici. Du coup ce débat est clos non ? Je me permets de reciter @hexolitemax :

Oui, j’ai lu la suite de vos échanges dans la foulée, et c’est toujours bien de savoir de qui on cause, pour dépenser aussi ses sous en connaissance de cause. Mais les pavés avec des liens twitter (qui n’expriment bien souvent que des opinions en plus), c’est l’horreur, surtout quand des tweets sont effacés entre temps…

1 « J'aime »

Ca je veux bien comprendre, d’autant plus qu’il me semblait qu’on pouvait lire des tweets sans avoir de compte mais visiblement c’est pas/plus le cas. Et le problème des captures d’écran, c’est que si le tweet est effacé, c’est compliqué de garder la capture… Mais encore une fois, les discussions ici ont rapidement donné tous les éclaircissements nécessaires :slight_smile:

1 « J'aime »

Je trouve ça problématique (de sélectionner un jeu de quelqu’un qui a présumément fait des VSS). Mais la question est alors : est ce que les personnes qui ont fait la sélection (aucune idée du comment ça marche) étaient au courant ? Je lis souvent l’idée du « mais dans le milieu, tout le monde sait/savait », mais c’est pas toujours si évident, j’ai été témoin de cas de bons connards qui étaient tout à fait normaux avec moi (et du coup, si personne ne me parle des agissement de cette personne, je ne peux pas le savoir) ; là bien sûr j’en sais rien (on sait pas vraiment la nature des choses qui lui sont reprochées, sauf si j’ai raté l’info). S’ils l’ont appris après, est il possible de modifier ça (y’a un règlement j’imagine, ils sont peut être bloqués) ?

1 « J'aime »

Même si au bout d’un moment, les agissements de certaines personnes finissent par circuler dans un secteur aussi petit.

Dans le cas ci-dessus, il y a eu des décisions prises par diverses personnes qui se sont retrouvés indirectement impactées par les faits. Un exemple. Il a été imposé pour la personne concernée à ne plus s’exprimer publiquement et de ne plus participer à la communication du jeu.

Je dirais que dans ce cas précis, il est différent des autres cas qui circulent car différentes institutions du secteur ont été consultés, que le sujet est suffisamment sérieux pour ça.

Mon avis mais qui n’engage que moi, c’est que l’affaire risque de prendre plusieurs tournures juridiques d’un côté et que de l’autre, des questions qui dépassent les VSS finissent par se poser.

Il faut espérer que ça aille dans le bon sens, surtout pour la ou les victimes.

5 « J'aime »

C’est vraiment ridicule comme phrase, mais c’est un grand classique. Je ne vois pas en quoi, en tant qu’homme, je n’aurais pas mon mot à dire. Je suis exclu sur une base génitale ? génial

Pour prendre un parallèle, en tant que « blanc » je ne pourrais pas donner de conseil ou mon avis à une personne racisée victime de racisme ?

Il est capital de permettre aux victimes de s’exprimer, et de faire condamner les auteurs de violences sexuelles, et même si beaucoup reste à faire, il me semble qu’il y a des avancées majeures en la matière.
Si la personne concernée n’est pas prête à s’exprimer face à la Justice, alors il faut l’aider à se sentir légitime pour le faire, car c’est en prenant la parole que l’on sort du statut de victime ou d’objet pour reprendre sa place de sujet qui ne vit plus dans la peur. Il s’agit de pouvoir affronter son agresseur, dans un combat qui malheureusement s’avère souvent très éprouvant. Oui, c’est parfois un parcours du combattant. Cela peut demander du temps, beaucoup de courage, et tout le monde n’y arrivera peut-être pas, mais avec de l’aide tout devient souvent possible.

Mais pour cela il faut prendre la parole face à la Justice.

Si on choisit toutefois de prendre cette parole publiquement, alors il y a des règles.

On n’a pas le droit d’accuser quelqu’un sans preuve, sinon c’est de la diffamation.
Mais on n’a pas le droit non plus d’accuser sans preuve en laissant les gens trouver par eux-mêmes qui est le présumé coupable au moyen d’un jeu de pistes sur les réseaux, en impliquant au passage des gens qui n’ont rien à voir en laissant ainsi planer le doute sur tout le monde.
Je serais sidéré que l’on puisse trouver cela justifiable tant la démarche est hypocrite et cherche visiblement à contourner la loi. Personnellement, si j’étais n’importe lequel des auteurs ou éditeurs des jeux mentionnés, je serais fou de rage de me sentir, même de loin, mêlé à ce genre d’insinuations.
Être une victime ne donne pas tous les droits, j’espère qu’on est tous d’accord sur ce point.

11 « J'aime »

Ha oui, donc on est un peu au-delà des rumeurs. Les « sachants » ont suffisamment d’éléments pour prendre ce genre de décisions.

1 « J'aime »

Pas forcément, ça peu juste être « commercial » en attendant que la « tempête » passe.

1 « J'aime »

Encore une fois, c’est un constat. Il m’a semblé (sans toutefois connaitre le genre de tout le monde ici), que ceux qui s’exprimaient pour dire « il faut porter plainte », « il faut pas publier comme ça sur Twitter », « il faut donner les noms » étaient des hommes, et que les personnes qui sont touchées par l’affaire sont des femmes.

Te sens-tu réellement offensé parce que les femmes aimeraient avoir un peu d’espace pour parler d’un problème qui les touche majoritairement ?
Les hommes donnent plus leur avis que les femmes, les femmes sont plus sujettes à l’auto-censure, l’espace médiatique tout comme les postes à responsabilité sont majoritairement occupés par des hommes, etc. Bref, les hommes ont eu (et ont toujours) largement la place de s’exprimer je crois. Ce que je disais juste, c’est que, plutôt que de dire (encore une fois) aux femmes ce qu’elles devraient faire, on pourrait juste les laisser faire comme elles veulent pour un sujet qui les touche en priorité. Je crois qu’être un allié et lutter contre les VSS en tant qu’homme c’est aussi savoir rester à sa place quand c’est nécessaire.

PS: le genre c’est pas une question d’appareil génital.

23 « J'aime »

Offensé ? Non. Inquiet ? Oui !

Je trouve en effet que la tendance actuelle à réserver le débat à une unique catégorie de personne (et je ne parle pas uniquement des violences sexuelles et sexistes) quelle que soit la question sociétale conduit à une très inquiétante censure qui contribue à un monde dans lequel je n’ai pas envie de vivre.

Mais ceci est un autre sujet.

5 « J'aime »

Oui, et non. Il faut laisser évidemment la place aux femmes et plus généralement aux victimes, d’autant plus si ce sont des groupes qui ont habituellement peu d’espaces pour le faire, sur des sujets qui les concernent directement. Mais cela ne veut pas dire que l’on doit les laisser faire comme elles/ils le souhaitent. Il y a aussi des principes, des lois, etc. Encore une fois, je trouve très bien de dénoncer des faits, mais je suis gêné lorsque l’on dit des trucs du genre « Parmi ces 5 là, il y a un pourri ». Si j’ai suivi l’histoire (ce qui n’est peut être pas totalement le cas, étant allergique à X et suivant le sujet que dans ce forum), c’est comme ça que ça a commencé. D’ailleurs, j’ai l’impression que je ne suis pas le seul à avoir été pas très à l’aise avec ça, car finalement, la personne a été désignée par la suite (ce que je trouve mieux, en prenant évidemment toutes les précautions d’usage).

1 « J'aime »

Mais en fait je raisonne pas en homme / femme . Quelqu’un me dit « j’ai été agressé et je ne veux pas porter plainte ». Je suis censé répondre quoi ? « Ha désolé je suis un homme je ne peux que compatir en fermant la bouche ? ».

4 « J'aime »

Ben si tu peux compatir, personne te dit le contraire, par contre les conseils, injonctions quand on est pas soi même victime, le mieux est encore de prendre du recul et comprendre en quoi une femme agressée sexuellement par un homme trouvera probablement plus de réconfort chez une autre femme.

2 « J'aime »

Question au juristes s’il y en a: techniquement, si on me raconte qu’un crime à été commis mais qu’aucune plainte n’est déposer. maintenant que je suis au courant, si je ne fait rien non plus, je me retrouve complice de l’agresseur non?