Women In Boardgames : le MeToo du JDS?

Non.

Mais tu peux être poursuivi pour non dénonciation de crime.

« Le fait, pour quiconque ayant connaissance d’un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. »

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Oui mais est ce que, « on m’a dit que » vaut connaissance d’un crime au lieu de la loi? J’ai de gros doute.

Par contre du coup ça implique qu’une personne victime d’un crime est dans l’obligation légale de dénoncer son agresseur?

EDIT: j’ai retiré une connerie que j’ai dite après vérification.

Il faut regarder la jurisprudence, mais je pense que oui. Après, je rappelle que la justice est aussi affaire d’interprétation. Et je crois surtout que ce qu’il faut retenir du texte…

« … un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés »

Mais, par exemple, sur une affaire que mon groupe a eu à traiter, c’est la qualification qui a été retenue à l’encontre d’une mère de famille qui a laissé sa fille se faire abuser par un autre membre de la famille plusieurs fois, faits dont elle avait connaissance.

Il faut donc pour que la qualification soit retenue :

  • Un crime dont on a connaissance…
  • … dont on peut limiter les effets,
  • … ou empêcher que l’auteur en commette un nouveau.

Il y a également des infractions qui portent sur l’entrave à la justice (comme le fait de modifier une scène de crime), le recel de malfaiteur (le fait de dissimuler un criminel ou de l’aider à échapper à la justice).

Enfin, la complicité, puisqu’on est parti de là, implique une participation « active » au fait criminel, comme le fait de fournir des moyens ou des instructions au criminel.

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Oui enfin dans la grande majorité des cas, l’auteur d’un crime sexuel est susceptible de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés (ou pas mais dans un monde idéal si) s’il était dénoncé.
C’est d’ailleurs le principal argument en faveur d’un dépôt de plainte, parce que sinon effectivement c’est uniquement le problème de la victime de savoir ce qu’elle fait.
Je précise que malgré ce que je viens d’écrire, je ne forcerai jamais personne à porté plainte. C’est juste un avis philosophique qui ne s’applique pas tel quel dans la « vie réelle », notamment parce que notre justice est très loin d’être parfaite.

Oulà. Je pense que tu viens de te mettre 99% des experts psychiatres à dos là ! :grin:

Je te laisse seul juge de tes propos. Je ne te suis pas sur ce terrain là. Le prédateur sexuel, le véritable (des profils à la Guy Georges par exemple), sont plus l’exception que la règle. Mais leur impact médiatique est bien évidemment beaucoup plus retentissant que des criminels « ordinaires ».

Merci pour les réponses. j’ai appris des trucs est ça c’est toujours bien.

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On pourrait tout autant s’interroger de l’absence de dépôt de plainte pour diffamation non publique de la part de la personne visé par les témoignages et qui ont conduit à nuire à directement à sa carrière. Pas de FIJ et très certainement, pas de nouveaux contrats.

Donc si tu ne portes pas plainte tu es n’es pas une victime?

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Peut-être qu’une plainte a été déposée mais n’a pas été communiquée. Peut-être que me fait qu’il faille faire un jeu de piste pour découvrir la personne visée évite le côté diffamatoire des déclarations. Peut-être qu’il n’a pas le c… propre et qu’il se dit qu’une plainte se retournerait contre lui si on investiguait sur ses agissements.

Tant de questions ? Si peu de réponses !

Aux yeux de la loi ? « Il n’y a pas de victime, il n’y a que des plaignant(e)s ! » … dixit un avocat qui m’avait fait la leçon alors que « j’assaisonnais » son client !

Alors c’était surtout sur la rhétorique du fait (qu’à ma connaissance) que les femmes n’ont pas porté plainte mais sont des victimes mais que le « type » est coupable car il ne porte pas plainte…

Je trouve ça étrange comme raisonnement

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Et drafter à TFM en fait parti, y’en a un paquet qui vont finir au gnouf.

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Il me semble (pas juriste, je peux dire de la merde) que l’auteur d’une infraction peut être poursuivi même sans dépôt de plainte. Par contre, la victime qui ne porte pas plainte ne peut prétendre à réparation ni être informé du dossier (et n’est alors pas considérée comme victime).

Par contre, humainement / socialement, peu importe qu’il y ait plainte, déclaration, main courante ou rien (une association d’aide aux victimes ne va pas, par exemple, exiger un dépôt de plainte)

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Quand on voit que la majorité des débats médiatisés jusqu’à récemment étaient justement principalement réservés aux hommes hétéros cis blancs, c’est assez cocasse comme remarque.

Au delà de ça, suffit d’ouvrir les commentaires/réponses d’un tweet/tiktok/etc. d’une femme qui dénonce quelqu’un pour voir tout un tas d’hommes dire qu’ils sont pas tous comme ça, qu’il faut pas oublier la présomption d’innocence, que c’est pour gâcher sa carrière, et puis pourquoi avoir attendu si longtemps, et voilà des MP de menaces, etc.
A un moment c’est normal de vouloir s’aménager des espaces ou t’as pas à devoir gérer, en plus de ton trauma, ce genre de messages.

Et appeler de la censure le fait de privilégier la diffusion de la parole des concerné.es sur tel ou tel sujet et d’avoir quelques endroits ou tu ne pourras pas t’exprimer parce que ça ne te touche pas personnellement (tout en pouvant toujours le faire dans une multitude d’autres espaces) c’est franchement exagéré.
Tout le monde est toujours libre de donner son opinion, mais commencer à avoir un retour de bâton pour les gens qui donnent leur avis non éclairé et inopportun à tort à a travers je trouve ça pas plus mal.

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Au temps pour moi. Je n’avais pas saisi l’allusion. :wink:

Disons qu’au tribunal populaire d’Internet, celui / celle qui accuse est forcément victime et celui / celle qui est accusé est présumé coupable, car la parole de la victime ne saurait être remise en question.

Bien évidemment, ces positions sont très caricaturales et comme l’a fait remarquer très justement @Thierry, c’est une situation où il est impossible d’avoir la bonne attitude.

Alors là j’étais sur de la rhétorique et pas sur du juridique.
Mais de mémoire il y a des cas où même si la victime ne porte pas plainte, le parquet peut le faire et la victime est quand même considéré comme une victime (juridiquement) notamment sur les violences conjugales. Pour les cas où la victime décide de retirer sa plainte.
@uphir si tu peux me corriger si ce que je dis c’est de la merde :rofl:

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Tout à fait ! Le Parquet à l’opportunité des poursuites. Et j’ai coutume de dire qu’un procès pénal est une partie à trois joueurs ; le Parquet (qui représente la société), la défense (qui représente le mis en cause), la partie civile (qui représente la / les victime(s)).

Contrairement à ce que l’on pense trop couramment, le Parquet n’est en aucun cas l’allié des victimes. Il n’est là que pour représenter la société et requérir, en son nom, une peine à l’encontre d’un délinquant. Et de fait, il peut poursuivre au nom de la société un délinquant même si la victime ne dépose pas plainte.

@Crawling Si cela te satisfait d’avoir des réunions publiques interdites aux (mets ici la catégorie de ton choix) ou réservés aux (mets ici la catégorie de ton choix), ce n’est pas mon cas. De la même manière, je ne suis pas un adepte de la justice populaire, surtout quand elle est rendue sur Internet.

@Thierry avait assez bien résumé ma position sur le sujet. Mais je ne retrouve plus son post malheureusement.

Edit : C’est bien ça @Beusteur

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Je ne pense pas que tu irais à une réunion d’alcooliques anonymes pour dire ce que tu penses de leurs actions et leur dire quoi faire alors que tu bois pas. Et si ça arrivait très régulièrement tu trouverais normal je pense que ces groupes trouvent une solution qui permet d’exclure au moins en partie les gens qui font ça.

Si des femmes (ou autre groupe) ressent le besoin d’avoir ce genre d’espaces c’est qu’il y a une bonne raison et ça n’empêche absolument pas d’avoir en parallèle les mêmes débats ouverts à tous.
On est à une époque ou ça n’a jamais été aussi facile de balancer son opinion à gauche et à droite, je trouve ça assez fou de ne pas savoir se contenter de dire « ok, à cet endroit spécifique on ne veut pas de mon avis parce je ne suis pas directement concerné par le sujet, c’est pas grave parce que j’ai 50 autres endroits et manières de l’exprimer si j’'en ai envie ».
Pardon mais les gens comme ça, ça me donne l’impression d’un enfant qui n’accepte pas qu’on lui dise non.

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Tu es au courant que ce genre de réunion est encadrée par des médecins, des psychologues, et des professionnels de santé qui, a priori, ne sont pas eux-mêmes alcooliques ? En tout cas, cela ne semble pas être dans les attendus du poste. :wink:

Pardon, mais des réunions où l’on interdit des participants en fonction de leur origine, de leur genre, de leur religion ou de tout autre critère discriminatoire, cela a existé par le passé et on ne peut pas dire que cela ait été les meilleures périodes de l’histoire de l’Humanité.

A choisir, je préfère que l’on aille de l’avant plutôt que de revenir en arrière. :wink:

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