Oui je vois ce que tu veux dire. Ce n’est pas très élégant comme rhétorique.
(C’est très ordinaire chez les gens qui se piquent de faire du concept. J’en connais un paquet. À force je l’ignore, parce que ça traduit surtout un malaise et une envie de reconnaissance infantile.)
Le concept des reviews spécifiquement négatives et l’idée de ne parler que de ce qu’on n’a pas aimé ou de ce qui ne va pas dans un jeu, je trouve que ça change et que c’est aussi légitime que d’avoir pour principe de ne faire des reviews que sur les jeux qu’on aime.
Après, faut le faire soit avec tact, soit avec beaucoup d’humour et d’ironie.
Le Masque et la Plume fait plus ou moins ça pour le ciné depuis des lustres, et ça ne déclenche pas autant de réactions.
Ca rejoint ce qu’on disait sur l’immaturité du milieu. Tu critiques le jeu que j’aime/que je vends eh bien c’est comme si tu me critiquais personnellement, tu es sans coeur !
Moi j’aime pas du tout ce principe. Pour moi, on ne devrait pas forcer son avis (que ce soit du bon ou du mauvais). Cela enlève toute nuance, tout subtilité. On voit ça parfois dans le JV ; je trouve ça assez puéril.
Pas d’accord sur ta remarque sur le Masque et la plume : ils ne cherchent pas à être négatif ; ils donnent juste leur avis (ils aiment plein de choses et font régulièrement des critiques positives). Pour moi une critique positive ou négative n’a de valeur que si à coté on en fait des inversement négatives/positives.
J’ai « grandis » avec Les Cahiers du cinéma ; j’aurais trouvé ça complètement con qu’ils se contentent de parler de films qu’ils aiment pas pour les défoncer.
Totalement ça. On pense ce qu’on veut d’émissions comme celle que tu cites : certains trouvent ça marrant, d’autres trouvent ça méprisant, élitiste, d’autres y trouvent un intérêt car ça guide leurs choix, d’autres trouvent ça ridicule… Mais dans tous les cas, si un film ou un livre se fait défoncer de manière gratuite ou pas, ça ne devient pas un événement dans le milieu ciné ou littéraire. Allez, on va avoir les fans du cinéaste ou de l’auteur qui vont s’exciter dans leur communauté de fans, mais ça ne dépassera pas ce cadre. Dans le JDS c’est différent : y’a qu’à voir comment la première émission de Coup critique est pour le coup littéralement devenue un événement dans le milieu du JDS, avec des éditeurs, des auteurs, des fans du jeu, des influenceurs, etc. qui en parlaient (pour s’en offusquer la plupart du temps).
C’est pas qu’ils cherchent à être négatif forcément, mais il y a un côté show où il est évident que certains avis négatifs sont largement accentués pour le plaisir de la punchline, pour le « clash » entre les chroniqueurs. Je précise que ça me dérange pas, au contraire.
Mais ça n’a rien à voir avec une chronique qui ne chercherait qu’à être négative et cblerait que des films/jeux pourris (ou qu’ils n’aiment pas). En plus, perso, je n’aime pas cette idée du clash. J’aime bien les débats sur les oeuvres (y compris) quand l’avis est tranché, mais pas le clash juste pour le show. Le masque et la plume de toute façon, c’est pas vraiment ma came.
Mais ça n’a rien à voir avec une chronique qui ne chercherait qu’à être négative et cblerait que des films/jeux pourris.
J’ai du mal à comprendre en quoi il serait plus « vertueux » d’exagérer une critique négative pour faire du show, quitte à être extrêmement méprisant, que de prendre l’angle de parler de mauvaises oeuvres et d’expliquer pourquoi elles sont mauvaises ![]()
(ah j’avais pas vu que tu avais rajouté plein de trucs dans tes messages précédents pendant que j’écrivais le mien
)
Pour moi une critique positive ou négative n’a de valeur que si à coté on en fait des inversement négatives/positives.
Je ne vois pas du tout pourquoi ?
y’a un karma à équilibrer ?
C’était pour donner plus de détails et clarifier ma position. J’aime pas le brossage de poils, mais je trouve tout aussi débile l’inverse.
Totalement ça. On pense ce qu’on veut d’émissions comme celle que tu cites : certains trouvent ça marrant, d’autres trouvent ça méprisant, élitiste, d’autres y trouvent un intérêt car ça guide leurs choix, d’autres trouvent ça ridicule… Mais dans tous les cas, si un film ou un livre se fait défoncer de manière gratuite ou pas, ça ne devient pas un événement dans le milieu ciné ou littéraire.
Peut-être aussi que c’est dû au media internet. Ecran Large par exemple se prend souvent des torrents de caca pour leurs critiques. Bon cela dit en écrivant ça je me rappelle que l’auteur du jeu de civ avec des illustrations IA (je sais plus le nom) s’était plaint de l’article de canardPC (tout en disant ne pas être contre la critique mais là c’était mal fait il parait…).
Après, y’a 2 trucs qui me plaisait pas sur Coup Critique. D’abord, la note d’intention disant que y’avait aucune critique négative dans le milieu (ce qui n’est plus vrai) et qu’ils se présentaient un peu comme des gens subversif et ensuite le fait que l’émission était assez médiocre avec peu de fond et d’argument pertinents.
Pour moi c’est exactement comme les prix ludiques, les As d’or machin trucs, ça n’a jamais que la valeur que l’on veut bien leur accorder. Si on sait que notre jeu est bien, je vois pas trop pourquoi un toto dans son garage devrait nous faire trembler des genoux.
Ca rejoint ce qu’on disait sur l’immaturité du milieu. Tu critiques le jeu que j’aime/que je vends eh bien c’est comme si tu me critiquais personnellement, tu es sans coeur !
Dans le JDS c’est différent : y’a qu’à voir comment la première émission de Coup critique est pour le coup littéralement devenue un événement dans le milieu du JDS
Je trouve que ce n’est pas comparable.
Le milieu du jds est peut-être immature (ça se discute, je trouve que non, mais c’est un autre débat) mais il est surtout tout petit !
Critiquer le dernier Spielberg sur Allociné ne va pas offusquer Spielberg qui ne le verra même pas.
Critiquer le dernier Cathala par contre, aura des chances de faire réagir Bruno, d’une manière ou d’une autre (et ça peut aller du haussement d’épaule en mode « on ne peut pas plaire à tout le monde, tant pis » à la contestation si la critique est jugée comme infondée ou injuste).
Il faut bien comprendre qu’entre les boutiques, les influenceurs, les auteurs, les éditeurs, les illustrateurs, les prestataires, les chefs de projet freelance, les distributeurs, bref dans toute la galaxie du jeu, tout le monde se connaît. Il y a même des transfuges qui changent de casquette : on parlait de Guillaume Chifoumi, c’est un ancien de trictrac passé chez LDG, mais il y a aussi des influenceurs qui finissent par bosser pour un éditeur (Kaelawenn chez Iello par exemple), des gens qui font le chemin inverse, d’autres qui ouvrent leur boutique, etc.
Du coup « dire du mal » d’un jeu si j’ose dire n’est pas si facile, car tu as toutes les chances de blesser quelqu’un que tu connais plus ou moins directement. Pour un auteur c’est jamais agréable d’entendre que son jeu est nul ou mal fini ou pas équilibré (j’imagine que ça s’apprend mais c’est quand même pas une partie de plaisir). Sauf à être totalement indépendant du secteur et on en revient à la conclusion qu’on avait déjà faite ici il me semble : pour avoir de vraies critiques, il faudrait qu’elles soient rédigées par des gens qui n’ont pas de relations dans le monde du jeu. Ce qui est compliqué, parce que ça voudrait dire bosser dans ce milieu sans y connaître personne…
Je ne vois pas du tout pourquoi ?
y’a un karma à équilibrer ?
Pas du tout, mais cela est plus évident pour étayer une position de prendre de bons et de mauvais exemple que de se contenter de parler des mauvais élèves. Si je me contente de dire que je trouve plein de trucs nuls, tu risques pas de comprendre ce que je peux trouver bien par ailleurs. J’aime le contraste. Ca ne veut pas dire tendre vers le moyen, mais seulement donner un peu de relief.
Et personnellement, quand je lis/écoute une review, c’est pour m’ouvrir des perspectives, avoir de nouvelles clefs de compréhension. C’est ce que faisait très bien Les Cahiers, ou dans un autre genre François Theurel (le fossoyeur). C’est ça que j’aimerais pour le jds, pas un sheshounet.
Il faut bien comprendre qu’entre les boutiques, les influenceurs, les auteurs, les éditeurs, les illustrateurs, les prestataires, les chefs de projet freelance, les distributeurs, bref dans toute la galaxie du jeu, tout le monde se connaît.
Un entre soi qui refuse donc de critiquer négativement un jeu de leurs comparses ? ![]()
Pourquoi n’aurait on pas le droit de critiquer négativement un jeu qui nous parait [enter une raison ici] ?
De toute façon s’interdire de critiquer les mauvais jeux c’est pas vraiment rendre service aux bons jeux.
Un entre soi qui refuse donc de critiquer négativement un jeu de leurs comparses ?
Disons qu’il faut y mettre les formes, ce qu’on trouve rarement dans une critique.
La plupart du temps si tel ou tel jeu ne plaît pas on ne va pas te dire que ton jeu est mauvais, juste « 'c’est pas mon truc » / « j’accroche pas au thème » / « tu sais moi les co-ops », etc.
C’est très feutré, mine de rien.
Ben il faudrait, non ? Quand c’est mauvais et raté, c’est mauvais et raté et peu importe le temps passé par l’auteur, sa passion, le design … Vouloir mettre des formes en disant ce que l’on veut dire mais en ne le disant pas totalement…
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un toto dans son garage devrait nous faire trembler des genoux
C’est presque un adage, ta formule. ![]()
Cela dit, je trouve ça moyen de vilipender le type de ldg sur la place publique comme vous le faites depuis hier, surtout que l’attaque initiale ici provient d’un Youtubeur/influenceur/whatever qui, dans ce milieu donc et toujours d’après vos dires, sont loins d’être des paragons de vertu. Bref, comme d’habitude, ça sonne un peu club de rageux.
Le but du débat n’étant pas le rapporteur mais le propos rapporté…
Que ce soit Paul, Henry ou Mathieu ne change rien à la question.
Je te trouve dur de parler de rage quand la bile vient d’un employé de LDG.
Ca retourne la charge contre celui qui est victime de propos critiquables.