YouTube, influenceurs, et rémunération

On fait grave du buzz ici, c’est ouf tout ce que ça génère en revenus, visibilité et visites de forum. Waouh.

Guillaume, il fait des interviews en tant que brand manager de Lucky Duck Games, on est bien d’accord là-dessus ? Il balance des semis-infos invérifiables qui ne font que jeter le doute sur des Youtubeurs parce qu’il soupçonne que certains n’ont pas le bon état d’esprit pour critiquer des jeux (notamment, au hasard, ceux de LDG) et qu’ils ne sont pas légitimes (parce que non-journalistes).

A titre personnel, ça renvoie une image terrible de LDG.

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Bah il se la raconte quoi. Il me donne l’impression de vouloir peser dans le game de l’influenceur jds. Et rien de tel que de s’en prendre aux anciens confrères pour faire le buzz dans ce petit milieu.

Je précise que mon opinion ne date pas du « guillaume gate ».

Je ne sais pas quel est ton passif avec le monsieur, mais tu pars loin dans la surinterprétation, un peu, non ?
En tous cas, je crois qu’on a bien intégré que tu as une dent (très) dure contre le personnage … :joy:

J’ai pas l’impression de surinterpréter : je paraphrase ce qu’il dit lui-même.

Je vois un gars qui vient avec la casquette d’un éditeur dire qu’il n’aime que certains (mais on ne sait pas qui) disent mal du mal d’un jeu (parce qu’on peut dire bien du mal d’un jeu si je le suis).

Bref, je trouve le mouv au mieux maladroit, au pire pas digne de la part d’un éditeur.

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Moi j’en connais qu’un Guillaume et il s’appelle aussi Suzanne :joy:

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C’est pas Le seul qui le fasse je crois (monter sur ses grands chevaux sur les propos de Guillaume)

Sinon oui je préjuge totalement

Je pense aussi que Guillaume est un peu le boss final du « non mais faut pas dire du mal des jeux ! ». Il représente vraiment la quintessence de ça.
Y a qu’à regarder les épisodes de « le jeu qui… » de Lysefaille sur Youtube où il y a Guillaume et où la question est sur un truc négatif, c’est une démonstration de 5 min de circonvolution pour ne même pas donner de réponse à la fin à chaque fois.
Du coup je pense que lorsque lui en particulier dit ce genre de choses, ça donne un peu l’impression d’un message du porte parole officiel de cette vision ultra lisse et consensuelle de ce que devrait être les médias ludiques et ça fait tout ressortir.

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Disons que ça a toujours été plus ou moins son leitmotiv, le problème ne vient pas du jeu mais du joueur. Bon, je suis en total désaccord avec ça mais on peut en discuter. Par contre j’ai quand même l’impression que le comportement de « certains influenceurs » qu’il pointe du doigt, c’est un peu beaucoup flou quand même. Difficile d’avoir une conversation pertinente, intéressante et sereine dans ces conditions.

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Je pense que cette histoire c’est le grand cercle du perpétuel recommencement.

Les spectateurs de videos/podcasts/articles se plaignaient que les créateurs de contenus n’étaient que des robinets d’eau tiède.

Les créateurs de contenu répondaient qu’ils n’avaient pas le temps de traiter des jeux qui ne leur plaisent pas. Mais certains d’entre eux font l’effort de présenter des jeux qu’ils n’ont pas aimé pour répondre aux critiques.

Maintenant si on se refere à ce que dit Mr Guillaume, ce ne sont que des postures et si on aime pas trop souvent leurs jeux il ne fournira plus de boîte.
Bref les éditeurs se rendent compte que le monde des bisounours n’existent plus et ils vont être plus strict sur ceux qui ne vont pas dans leur sens.

Il fait son boulot de brand manager quoi. Ce qui est con c’est de le dire publiquement.
En dehors de ça l’itw, je n’ai pas la sensation qu’on y apprend grand chose de plus que les milliers d’autres itw auxquelles il a déjà répondu.

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Moi je pense qu’il y a le mauvais jeu et le mauvais jeu.

<insert Les Inconnus gif>

Il y a le jeu que l’on considère personnellement comme mauvais pour tout un tas de raisons. Le design, les mécas, le thème, les sensations et/ou le plaisir qu’il procure. Tout ça c’est purement partial et le mauvais jeu de l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Cela reste une critique subjective qui n’engage que le joueur.

Et il y a le mauvais jeu, mal édité, avec du matos cheap, un livret de règles aux fraises, traduit avec le cul, pas assez testé ce qui résulte des mécas complètement pétées et un jeu unfair à jouer. Là c’est une critique clairement objective.

Dans le premier cas, si c’est argumenté en démontrant pourquoi c’est mauvais à ses yeux, je ne vois pas pourquoi ces critiques négatives n’existeraient pas …
Ca peut même aider ceux qui sont indécis sur ce jeu et qui se demandent s’il est fait pour lui et son groupe de joueurs.

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C’est la même histoire pour tous les autres médias et tous les arts (ciné, musique, expos…).

Évidemment que quelqu’un qui te balance au hasard « ouais ce jeu est nul, les règles sont mal foutues et ça ne fonctionne pas », on a envie de savoir pourquoi, donc de rentrer dans le détail. Pareil pour un film dont on dirait « oh le scénar il est nul », d’accord mais pourquoi ?

La séquence résume tout sur le fait que le milieu est tout petit petit et que, semble-t-il, pour faire carrière, il vaut mieux ne rien dire de mal.

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Ou alors, tu cherches à cultiver une image d’esprit indépendant (en disant du « mal », en étant critique) tout en rappelant à chaque émission, direct, -ce que tu veux- que les éditeurs sont indispensables au milieu et que les jeux faits par des indépendants sont souvent nuls, tout ça en toute indépendance bien sûr. :slight_smile:

Après moi très honnêtement j’ai finalement beaucoup moins de mal avec celles et ceux qui assument prendre un parti clair (celui des thunes) quitte à être les communicants des éditeurs plutôt que celles et ceux qui se donnent un genre alors qu’ils sont à toutes les petites sauteries du milieu. Bref, bref, comme dirait l’autre.

Plus sérieusement, c’est préférer cultiver un capital social plutôt qu’un capital économique, mais in fine les avantages de cette position en mode « je suis un critique conséquent MAIS faut pas déconner je vais défendre le milieu, son fonctionnement, ses acteurs coûte que coûte et me taire quand il faut », c’est selon moi pire que quelqu’un qui assume capitaliser financièrement sur des vidéos pour des éditeurs, parce que les intentions on les connait ou tout du moins on en devine les contours. (Je tiens à dire que je ne vise personne de présent sur ce forum).

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Personnellement le seul truc que je retiens c’est qu’on est nombreux à dire que le monde du JDS est immature et que c’est un entre soit et on a une belle démonstration de cet état de fait dans les interventions des uns et des autres ^^

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Pour autant je pense aussi qu’on a tendance à un peu trop idéaliser les autres médiums. Mais disons que dans le JDS la visibilité de cet état de fait saute un peu plus aux yeux, parce que le JDS se popularise à un moment du capitalisme ou n’importe quel produit peut être vendu par un individu atomisé suivi par des milliers/millions de personnes, que la presse indépendante n’a plus aucune raison d’exister au regard de ce contexte, et que ça fait bien chier.

Edit : Et en fait je ne pense même pas que le milieu soit si immature, je pense même qu’il est quelque part, et au contraire, mature, si on s’en tient spécifiquement à des éléments économiques. Quoi de plus efficace après tout que des influenceurs, critiques, auteurs et industriels qui végètent aux mêmes endroits finissent par devenir amis et en arrivent à nous vendre des jeux, puisque la finalité c’est bel et bien ça : la fétichisation de l’objet jeu.

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Je comprends pas : aller à une « sauterie », ça sous-entend chercher l’argent et la camaraderie avec les éditeurs ? Genre si tu dis du mal de quelqu’un ou quelque chose, tu n’as pas d’autre option que de te cacher dans une grotte en étant dans la posture, en se donnant un genre ?
Si c’est ça, c’est très binaire.

Tu vises qui là histoire d’être transparent et qu’on puisse tous comprendre l’allusion ?

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Bah, il y a des gens, (et non je ne donnerai pas de nom désolé) qui se donnent une posture, prêchent une forme d’indépendance mais à côté sont amis avec des « pontes » du milieu, défendent les industriels dès qu’ils le peuvent, se terrent dans le mutisme dès lors que des faits graves sortent sur un auteur, et savent finalement très bien jouer de cette image de : Je suis indépendant, zinquiétez pas, je dis ce que je veux, mais dès lors qu’il faudrait critiquer autre chose que des gens facilement critiquables (puisque sans Pouvoir) vont systématiquement défendre, tel des apparatchiks, leurs intérêts et leurs petits privilèges (entendre par là aussi leur capital social AKA leurs potes).

Edit : Je pense très sincèrement que le jeu n’est qu’un prétexte. Critiquer des jeux négativement, peut ne pas déranger tant que ça, même si certains éditeurs démarrent effectivement au quart de tour. Mais je pense aussi, que d’une manière ou d’une autre, il y a des choix de faits au regard d’intérêts personnels qui dépassent le jeu de société : des questions de carrière, de position économique à l’intérieur du milieu… Au final le jeu n’est qu’un prétexte pour se faire une place, et dans ce cas je pense effectivement que tu as grosso modo deux choix : soit tu ne critiques pas les jeux, soit tu critiques les jeux mais tu te refuses, voir tu prends une position de chevalier blanc vis à vis des éditeurs ou dès lors que tu vois passer des gens bien plus indépendants que toi qui dépassent selon toi la ligne rouge : critiquer l’industrie du jeu, faire un travail de fond, remuer la merde, bref, faire un travail de journaliste.

Kahn Lusth (ancien Canard PC) avait été dégoûté par sa découverte du rapport aux éditeurs dans le milieu du jeu de société :

(2) Kahn Lusth sur X : « Lorsque j’ai pris en charge, en 2018, les relations entre la rédaction et les éditeurs / créateurs, j’ai rapidement vu le fossé sépare le milieu des jeux vidéo de celui des jeux de plateau. Un peu comme si le jeu de plateau avait 10 années de retard sur le jeu vidéo. https://t.co/Ca7sgPYUCX » / X

(J’adore exhumer ce thread de temps en temps)…

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J’aime bien son point que les critiques ne semblent ne pas aimer la critique. C’est un peu ce qui transparaît pour moi.

Mais c’est la raison d’être des critiques que de donner un point de vue. On peut ne pas être d’accord mais ça ne discrédite pas pour autant leur parole. C’est d’ailleurs précisément la raison qui fait que l’on suit telle chaine, qu’on achète tel journal…

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Je rêve ou on ne peut plus accéder au Tweet ?