De toute façon, tout ça c’est une tempête dans un verre d’eau.
C’est amusant à lire en prenant le petit café du matin.
Et vite oublié en rinçant la tasse !
Le pb au cas particulier, c’est que j’ai l’impression que les chaînes accueillent l’ancien Guillaume de TT alors qu’il est, accessoirement, désormais représentant de LDG.
Et que d’un autre côté, celui-ci a gardé certaines postures TT dans ses interventions alors qu’il est désormais le commercial d’un éditeur : ni plus ni moins.
Et que la technique de com’ bien connue du milieu politique ‹ on voit bien que les médias, mais je ne parle pas de vous, … › est la même utilisée ici.
Après, sur un interview sur un parcours personnel sans casquette LDG, il dit bien ce qu’il veut.
Dans tous les cas, si c’est en publique, qu’il ne s’étonne pas que ça puisse être discuté. (sans lui retirer le droit de le dire).
Ça vaut pour Yoel aussi qui aurait aimé qu’on lui demande le droit de partager son contenu instagram sur FB. Sic !
Je dirai juste : si vous ne voulez pas qu’on en parle, n’en parlez pas ! Insta, FB et tous les rezosocio… C’est une parole publique.
Non, c’était un thread de 2018 de Kahn Lusth, un ancien de CanardPc qui s’étonnait des réactions relativement immatures du milieu du jeu de plateau face aux critiques par rapport à celui du jeu vidéo.
Or, quand j’ai commencé à me frotter au milieu du jeu de plateau, j’ai eu une drôle d’impression. Je me souviens par exemple de mon premier passage pro sur Paris est Ludique. J’en suis ressorti avec l’impression bizarre d’avoir sincèrement emmerdé quelques personnes.
Une impression qui s’est par ailleurs confirmée lors des éditions suivantes. Bien sûr, l’immense majorité des gens avec qui je suis en contact bossent de façon très pro et respectueuse. Mais lorsque ça déraille, c’est beaucoup plus explosif que dans le jeu vidéo.
Par exemple, j’ai découvert que même une critique dans un papier globalement positif peut parfois rester en travers de la gorge de certain(e)s. On dit « youpi c’est cool » et au final, on me chope pour me demander ce qu’il nous prend d’avoir mis tel ou tel taquet.
A force d’expérience, j’ai fini par assimiler que la critique ne serait pas dans les « process » de certaines personnes dans le milieu du jeu de plateau. Des gens pour qui la critique semble « immorale », même si fondée et factuelle : « Pour qui il se prend, cet empaffé ? »
Pour moi, ce problème prend racine dans un fait : n’importe qui peut ouvrir un site de « critique » et balancer des mails pour demander des jeux.
Dans le jeu vidéo, les RP font bien le tri et si quelqu’un ou un média déconne, en général, ça se sait.
Mais dans le plateau, on trouve encore des personnes qui ne sont pas outillées pour gérer la communication. Du coup ça dérive facilement : Visuels rares ou inexistants, communication agressive, black list bien gras… Oui, gérer les Relations Presse, c’est un vrai métier.Et là, je viens de lire un média qui dit avoir été black listé pour avoir eu la dent dure sur un jeu et malheureusement, ça ne me surprend pas. Car ça converge avec le ressenti que j’ai pu avoir à certaines occases, même si nous n’avons (à ma connaissance) jamais été black listé.
La critique jeux vidéo est néanmoins (toujours) beaucoup plus plurielle, diversifiée, intéressante. Mais je suis d’accord pour dire que ce sera probablement de moins en moins le cas dans les années à venir notamment pour la presse papier indépendante qui tire la langue et tient seulement grâce à un lectorat acquis mais pas éternel.
Edit : Et puis dans la critique JV il y a de l’auto critique très souvent, ce qui manque cruellement à celle du JDS. J’écoute souvent Silence on joue et ils et elles prennent le temps de faire preuve de décentrement, de se poser la question de l’utilité même de leur job au regard du contexte actuel.
Dans le JDS, ces questionnements sont inexistants, ou quand ils sont tentés c’est pour taper bassement sur TikTok ou Instagram sans aucune réflexion de fond, sans analyse de l’explosion de ces formats, sans se poser la question de savoir si la critique a (malheureusement) encore sa place autrement qu’à la marge.
J’ai beau rejoindre totalement ton commentaire (et les suivants), il reste que l’exemple de Canard PC est à double tranchant. Car en matière de posture, ils se sont justement bien posés comme il faut par le passé (je ne connais plus grand monde dans la nouvelle rédaction).
Quand tu te souviens qu’Omar Boulon l’ancien rédac chef, chantre de l’indépendance journalistique, grand pourfendeur autoproclamé des dérives éditoriales, a fini par monter un cabinet de conseil en influencing pour éditeurs, tu te dis que s’il y a un domaine où la posture est reine, c’est bien le jeu vidéo.
Le positionnement éditorial de Canard PC est aussi son fond de commerce. J’ai encore en mémoire bon nombre de triple A fracassés gratuitement pour brosser leur lectorat dans le sens du poil, tandis qu’ils portaient aux nues des titres indés fortement oubliables.
Tout est histoire de posture, dans l’édition comme dans la critique, et dans le JV comme dans le JDS. La presse professionnelle, même quand elle prône son indépendance, est elle aussi un commerce, il ne faut pas l’oublier.
Et pour finir en référence au commentaire de Khan Lust, la différence de maturité entre le JV et le JDS, si elle est bien réelle, n’est quand même pas aussi importante qu’il le suggère. C’est juste qu’elle se manifeste autrement et prend des formes plus subtiles et plus variées dans le JV (où les intérêts de la presse et des éditeurs sont plus convergeants), qui ne se résument pas à ne pas savoir accepter la critique ou à ghoster un journaliste sur un salon.
Et, surtout, le tweet que tu pointes date un peu : les relations presse du JDS se sont largement améliorées ces dernières années (et tout simplement professionnalisées dans la plupart des cas). Il y a encore une grosse marge d’amélioration, mais on progresse (sauf quand on embauche au poste de RP un ancien bonimenteur de Tric Trac ).
Oui tout à faut d’accord, il n y a pas non plus à placer tout le temps Canard PC sur un piédestal tu as raison.
Mais dans mon dernier message je ne parlais pas nécessairement d’eux mais plutôt de la presse papier en général, Silence on joue est assez intéressant à ce niveau puisqu’on voit des profils avec des aspirations assez differentes discuter ensemble de sujets de fonds, avoir du recul, et ça je maintiens que ça manque dans le jds, et je pense que ça tient surtout au fait qu’il n’existe pas vraiment de presse. Et à part @ludema qui arrive avec ses moyens à porter cette vision là (et se fait d’ailleurs descendre en meute à l’occasion, accusé de vouloir buzzer) c’est globalement le néant.
Edit : (Je viens de voir que tu ne répondais pas à mon dernier message, je suis mal réveillé en ce samedi matin, my bad).
C’est exactement ça.
Dans les commentaires Youtube, on m’a répondu qu’il parlait en son nom à lui et pas pour LDG. C’est juste hallucinant qu’un Monde de Jeux soit aveugle à ce point là où tente de noyer le poisson pour ne pas froisser l’éditeur.
Tout y est : titre de la vidéo, multiples invitations de l’éditeur pour plusieurs vidéos, polo noir LDG…
Ils sont plus a une incohérence pres sur cette chaine. Sous des air de type sympas ca noye beaucoup le poisson sur leurs incohérences. Y a qu’à voir avec MG a l’époque par rapport aux rancons et au fait que ca se cassait la gueule, il avait repondu de memoire si je dis pas de bêtises qu’il ne s’intéressait pas a KS et du coup au courant de rién alors qu’il y a la dame dont j’oublie toujours le nom qui elle est une habituée de KS. Par contre prendre la caillasse pour faire de la video la il connait.
Et surtout, Martin n’avait pas préparé cette séquence, et c’est franchement dommage qu’il lance ce sujet sans s’être renseigné un minimum avant.
Là, ça renforce l’idée qu’il est là juste pour permettre à Guillaume de s’exprimer et de rattraper et pas pour tenter de faire un peu de " " " « journalisme » " " "
Après, on en revient toujours à la même chose, Un monde de jeux ne fait pas de journalisme. Ils traitent certes de news, et très souvent (trop) timidement de ce qu’il se passe autour du jeu mais il ne peuvent pas prétendre faire œuvre de journalisme, en tout cas je ne pense pas. Mais ça tombe bien parce que de mémoire Martin ne prétend pas en être un. On est typiquement sur une chaîne qui a un lien ténu (économique) avec l’industrie du jeu, ça n’est pas pour rien si l’inspiration principale de la chaîne est Tric Trac.
La problématique n’est même pas forcément de faire du journalisme ou d’avoir une démarche journalistique que de pouvoir le faire.
Le milieu appelle ça de ses vœux mais freine des 4 fers dès qu’il peut.
La réalité c’est que tout le monde veut de la communication mais avec un label journalisme pour que leur communication soit certifié comme n’en étant pas.