Cette semaine, j’ai décidé de ressortir Leaving Earth, ça faisait 4 ans que le jeu n’était pas sorti (ma femme n’arrive pas à jouer…)
Je joue avec uniquement l’extension « Mercury » qui était incluse dans le jeu et qui comme son nom l’indique, ajoute… Mercure. Les extensions Outer Planets (qui ajoute… les planètes extérieure) et Stations restent dans la boîte pour cette fois.
Pour ceux qui ne connaissent pas, dans Leaving Earth, on joue des directeurs de programmes spatiaux entre 1956 et 1976 : on doit planifier des missions, développer les technologies nécessaires, les tester et enfin les accomplir.
Lors de la mise en place, on est dans la situation du début des années 50 : le système solaire n’a pas encore été découvert en détail : peut-être y-a-t-il de la vie sur Venus ? Peut-être qu’il est impossible d’atterrir sur Mars ? Peut-être y-a-t-il des ressources rares sur la Lune ? Pour simuler cela, on tire pour chaque astre une carte face cachée : dès que l’astre sera exploré on retourne la carte et on sait ce qui s’y cache… De plus, on tire une carte aussi pour le niveau de radiations solaires et pour le vol suborbital (peut-être que le vol suborbital est sans danger pour le corps humain, peut-être que c’est très dangereux, suspense !)
Ensuite, on tire les différentes missions à accomplir, chaque mission rapporte un certains nombre de points selon sa difficulté. En multi, seul le premier joueur à accomplir la mission gagne les points : celui qui a le plus de point en 1976 a gagné. En solo, il faut faire au moins la moitié des points possibles avant fin 1976 pour gagner (sachant que si une mission s’avère impossible à faire à cause de l’état du système solaire, elle est retirée du jeu, encore faut-il prouver qu’elle est impossible). Là, je joue en solo, mais petit bras, je joue seulement en « difficile » (il est conseillé en solo de jouer en difficile ou en très difficile).
Voici l’état du jeu en 1956 :
Je jouerai donc le CNES (il n’y a pas d’asymétrie entre les agences, donc autant choisir la FRANCE!)

Après analyse des missions, me pensant malin, je me dis que les 2 missions vers Venus me permettent de gagner assez de points pour gagner : des astronautes dans le voisinage de Venus (Venus Fly-By) et des astronautes sur Venus puis de retour sur Terre : ça fait 46 points sur 86 disponibles. Les autres missions sont très réparties dans le système solaire et il est difficile d’optimiser leur réalisation (faut aller sur Mercure, explorer Cérès. explorer Phobos, aller sur la Lune)
D’abord il faut planifier la mission :
Je décide d’envoyer tout le matériel en orbite terrestre et envoyer la fusée en « Inner Planet Transfer ». Là, il y aura séparation de la mission en 2 module :
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un module habité qui ira en Venus Fly-By (et hop, 14 points gagnés) et observera Venus avant de se poser, permettre aux astronautes de faire quelques selfies et repartir en orbite
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Le deuxième module, inhabité, ira directement en orbite de Venus pour attendre le retour du module habité en orbite, et composé des fusées nécessaires au retour sur Terre.
Les 2 modules seront réassemblés ensemble et la fusée repartira vers la Terre où les astronautes seront accueillis en héros qu’il sont (et hop, 32 points de plus et victoire du CNES !)
Je ne pense pas avoir trop optimisé, j’aurais pu faire mieux…
On calcule tout le matériel nécessaire pour la mission, avec les technologies nécessaires… et puis on recommence tout parce qu’on a oublié un truc important : LA BOUFFE !!! La mission va durer 4 ans et il faut bien que les astronautes mangent un peu de temps en temps, il faut donc emporter la bouffe pour 4 ans (et en bon français, on ne mange pas n’importe quoi !). Heureusement ça ne change pas fondamentalement la planification.
Je dois donc développer et tester
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Des technologies de fusées (il y en a 5 disponibles, j’en ai choisi 3 qui me permettent selon la poussée de faire des manœuvres avec fort ou faible delta V)
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La technologie de Rendez vous qui permet d’assembler ou séparer des modules dans l’espace (indispensable pour ne pas devoir faire des fusées monumentales et trop chères)
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La technologue Life Support System pour que les astronautes survivent dans le module pendant des années
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La technologie Surveying qui permet de faire observations à distance (essentiellement pour vérifier le niveau de radiation solaire et choisir la capsule qui partira vers Venus car certaines sont mieux blindées mais plus lourdes)
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La technologie Re-entry pour pouvoir rentrer dans des atmosphères denses comme la Terre ou Venus sinon ça ne va pas bien se passer pour nos astronautes.
Chaque année notre agence dispose de 25 millions à dépenser (on ne peut pas économiser, chaque année on recommence à 25 millions).
Vu que le voyage aller-retour vers Venus prend 4 ans, il faut que la mission parte en 1972.
Je commence donc par développer la technologie lanceur Atlas : pour 10 millions on récupère la carte de technologie et 3 cartes Résultat face cachées : chaque carte Résultat peut être un succès (la majorité des cartes), un échec mineur ou un échec majeur. Quand on utilise la technologie, on mélange les cartes Résultats qui sont sur la carte Technologie et on en tire 1 : sur un succès tout se passe bien, sur un échec ça rate (le niveau de gravité dépend du niveau d’échec et de la technologie : par exemple, sur un lanceur, un échec mineur et l’équipement ne fonctionne pas, sans plus de conséquence, sur un échec majeur toute la fusée explose). On peut ensuite dépenser de l’argent pour fiabiliser la technologie et défausser la carte (s’il n’y a plus de carte, la réussite est automatique)
En 1959, le premier satellite artificiel est envoyé dans l’espace par le CNES. Bravo la France ! (2 points)
Les technologies se développent tranquillement. La technologie des fusées Saturn est recherchée et les fusées Saturn ça pousse fort mais ça coûte une BLINDE !!! Ça coûte 15 millions, on ne peut en acheter qu’une par an… Quand il me reste de l’argent en fin de tour, je commence à acheter des propulseurs en préparation de la mission vers Vénus. En voulant profiter d’un test de fusée Saturn pour envoyer des composants en orbite terrestre (et prendre un peu d’avance sur la préparation de la mission), échec majeur, oups…

Je calcule mes achats de lanceurs et je me rends compte que j’ai juste assez d’argent pour tout avoir en 1972… c’est juste mais ça passe.
Le premier français dans l’espace, Jim Lovell (si si, il est français !) est envoyé dans l’espace en 1968 (non c’est pas tard !), montrant par là même que le français supporte très bien le vol suborbital.
1972 : l’Histoire est en marche. Le CNES a préparé ses fusées. Les technologies de lanceurs sont sûres, le rendez-vous est au point. Il semble que le bouclier thermique soit au point, les probas sont très bonnes. Seule ombre au tableau : sur la technologie des systèmes de vie dans l’espace, il y a un échec mineur dans les cartes résultats, mais le CNES n’avait pas assez de moyens pour investiguer. Il est donc décidé qu’un astronaute mécanicien sera du voyage pour réparer les systèmes de survie dans en vol si besoin, avec le matériel associé (on a un peu de marge de poids). De plus, les observations du soleil ont montré que les radiations sont assez faibles mais qu’il y a un léger risque (1 chance sur 8 pour un astronaute de tomber malade). Il est donc décidé d’emporter 2 astronautes médecins qui peuvent soigner les malades dus aux radiations (1 chance sur 64 qu’ils soient tous les 2 malades en même temps et meurent dans d’atroces souffrances… ça vaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !)
L’équipe de héros français est composée de Gherman Titov, Jim Lovell et Mike Collins (si si, ils sont français).
Les fusées décollent, l’astronef est assemblé dans l’espace et c’est parti vers l’espace interplanétaire !!! Tout se passe bien, pas de malade, les astronautes ne s’entretuent pas dans leur petit module Apollo.
1973 : la mission atteint l’espace interplanétaire et les 2 modules se séparent sans souci
En attendant, le CNES commence à préparer l’envoi d’un homme sur la Lune (pourquoi faire les choses dans l’ordre je vous le demande ?!).
1974 : la mission humaine atteint la proximité de Vénus. C’est beau (hop 14 points dans la besace). Il est l’heure de sonder la planète avant d’atterrir (avénusir ?). La France et le monde retiennent leur souffle alors que les premiers rapports d’observation arrivent :

Bon ben on va pas se poser les gars : on repart vers le module en orbite autour de Vénus et on se rentre à la maison, désolé. Oui on aurait pu envoyer une mission observer Venus avant mais on n’avait pas le budget!
La mission est donc impossible à réaliser. C’est l’honneur de la France qui est en jeu ! Il faudra donc aller sur la Lune !
1975 : nos astronautes sont dans l’espace interplanétaire sur le chemin du retour. Le CNES construit sa fusée pour la Lune
1976 : Nos astronautes sont de retour sur Terre, accueillis en héros ! Bravo les gars ! Vous n’avez pas pu marcher sur Venus mais au moins vous êtes vivants…
Neil Armstrong, le pilote français (si si, il est français), décolle en direction de la Lune. L’alunissage se passe bien (et c’était pas gagné, la technologie des atterrisseurs n’avait pas été testée avant). Neil se rend compte qu’il y a des matières rares sur la Lune, on aurait pu en ramener pour se faire un peu d’argent, mais on fait ça pour la science pas pour l’argent (surtout que c’est la fin du jeu, ça ne sert plus à rien d’en ramener)
Neil est de retour sur Terre (hop 12 points), célébré en héros.
Missions réalisées : satellite en orbite terrestre (2 points), homme dans le voisinage de Vénus (14 points), homme sur la Lune et de retour sur Terre (12 points), soit 28 points sur 54 réalisable. Aucun astronaute n’est mort (ça fait des points négatifs quand ils meurent). C’est une victoire !









