Hier après-midi, en attendant le réveillon, petite partie de découverte avec mon fils sur la nouvelle édition de Warhammer Underworlds, Gardebraise.
Lui aligne les Tunneliers de Zikkit, une bande de skavens « polyvalente » avec le deck Sentinelles de Braisepierre, orienté « prendre et tenir ». De mon côté, j’aligne le Guet des Braises, des Eternels de l’Orage qui patrouillent les souterrains de la cité détruite, et malgré une orientation « frappe », j’opte pour le deck « polyvalent » Pillages et Rapines.
En gros, pour ceux qui ne connaîtraient pas le jeu, dans cette v2, il y a quatre grandes orientations de gameplay ; « frappe » (qui correspond à un mode de jeu plutôt agressif et centré sur l’élimination des combattants adverses), « prendre et tenir » (centré sur la prise et la tenue des objectifs sur le plateau), « polyvalent » (qui gère un peu les deux ; élimination et objectifs), et « maîtrise » (qui sont des decks « spéciaux », souvent avec des gameplays plus ou moins particuliers). Chaque bande et chaque deck correspond à une de ces orientations, mais aucune obligation d’aligner une bande avec un deck correspondant à son type de jeu, même si, logiquement, c’est censé être plus optimisé.
Les skavens se montrent agressifs d’entrée, notamment Rittak Verm et sa « roue foreuse à Malepierre » (j’adore la figurine !
) qui charge (et blesse) ce pauvre Yurik. Mais le tireur d’élite du Guet des Braises résiste plutôt bien, y compris lorsque Zikkit lui-même se joint à la mêlée. L’Eternel riposte et, en bon duelliste orgueilleux, parvient non seulement à blesser le dangereux Rittak et à se soigner par la même occasion. Néanmoins, le « pressing haut » des skavens m’empêche de pénétrer dans leur territoire et d’exalter mes combattants (chaque combattant a deux profils, « normal » et « exalté », le deuxième offrant de meilleures caractéristiques que le premier ; pour le Guet des Braises, il faut agir en territoire adverse pour « s’exalter »).
Le premier round est équilibré, peu d’objectifs sont marqués, et je termine en menant 1 point de Gloire à 0.
C’est dans le deuxième round que les choses vont se décanter. Les Eternels prennent l’ascendant, malgré une belle action de Tik Tik ; le rat kamikaze se fait exploser au milieu de ses adversaires, leur occasionnant de multiples blessures. Mais les fils de Sigmar « tankent » et éliminent Rittak. Zikkit lui-même, en voulant s’emparer d’un trésor dans le camp ennemi, se retrouve isolé et aux prises avec la dangereuse Farasa (excellent personnage je trouve, surtout avec le +1 de mouvement que je lui avais collé
).
Le round 3 confirme l’avantage pris par les Eternels. Mon fils jette l’éponge lorsque son leader, Zikkit, périt sous la lame de Farasa. Le score est alors de 9 à 3. Il sait qu’il ne reviendra pas… et ses rats survivants s’égayent dans les couloirs de la mine.
Comme (trop) souvent, mon fils s’est focalisé sur la baston et l’élimination des figurines adverses, « oubliant » que la victoire se joue aux points de Gloire et non aux pertes infligées. Et comme à ce petit jeu les Eternels sont plutôt pas mauvais, bien mal lui en a pris (mais il apprend vite et ne fera pas deux fois la même erreur).
Côté jeu, c’est franchement pas mal. Certes, il y a beaucoup de choses à retenir ; entre les conditions d’exaltation (que mon fils a oublié au début…), les aptitudes de chaque combattant (très peu nombreuses), les aptitudes de bande, les cartes pouvoir, et les objectifs à accomplir… on ne sait plus où donner de la tête lors des premières phases ! Et clairement, comme souvent avec ce type de jeu, il va falloir jouer plusieurs fois avec la même bande pour avoir une bonne idée de ce qu’elle peut faire et commencer à réfléchir à des combos victorieuses. Mais le coeur de la mécanique est simple à assimiler (en un round, on sait jouer !) ce qui permet de se concentrer très rapidement sur les nombreuses options tactiques qui nous sont offertes. Le jeu semble très riche (même avec le peu qui est sorti pour le moment ; soit quatre bandes « v2 » et six decks) et est très « mind game » ; en partie, il faut vraiment étudier toutes ses options (et bien lire ses cartes !
) pour optimiser son scoring, et dans les choix d’avant partie, même sans la composante deck building (quasiment supprimé dans cette version), il y a matière à se creuser la tête pour chercher une bonne symbiose entre sa bande et son deck.
Un jeu qui ne pourra de toute façon que s’enrichir au fil de l’augmentation du nombre de rosters et de decks.
En tout cas, pour moi (et mon fils), c’est un gros « oui » ! Nous étions tentés par la précédente édition dont j’avais acheté tardivement le set d’initiation mais nous n’avions jamais franchi le pas. Cette nouvelle édition est l’occasion de mettre (enfin) le pied à l’étrier en repartant sur une base « clean ». Si on ajoute à cela que les figurines sont vraiment très chouettes (Games peut se permettre des choses plus originales que sur les gammes principales je trouve), qu’il en faut peu pour jouer (temps de modélisme contenu), et que le jeu se sort facilement (temps d’installation et de rangement très faible), c’est une belle réussite qui donne envie d’y revenir régulièrement, même si on a peu de temps devant nous.
J’ai commandé et reçu la boîte Revenants des Royaumes qui ajoute quatre bandes de la précédente édition sur le thème de la Mort (dont la superbe Cour Ecarlate que je trouve magnifique) avec leurs cartes pour jouer avec cette v2, et j’envisage très rapidement de prendre les boîtes Ordre et Chaos sur le même principe pour augmenter encore mes rosters disponibles.
Vraiment sous le charme de ce « petit » jeu.
(en plus, il devrait plaire à madame qui aime bien les jeux rapides à expliquer mais qui demande pas mal de réflexion tactique).