Une semaine de nouveaux jeux sur Kickstarter (#44 du 05.04.2022)

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Les joueurs ont voté, voici les nouveaux jeux en financement participatif qu’ils ont jugés les plus intéressants. Au top, cette semaine : Seas of Havoc, un jeu de pirates sans pitié mais tactique. Et en français.


Notre coup de cœur

Seas of Havoc

On en discute

Il est rare que j’accepte d’écrire plus qu’une mention pour un projet qui n’a pas encore financé. Mais la situation est assez particulière puisqu’on est ici sur une campagne de précommande / localisation, en français, d’un titre qui financé il y a quelques mois sur Kickstarter. Et avec quasiment 4000 souscripteurs, un joli succès.

Le financement de la Version française peine donc à suivre. Les circonstances plaident en sa faveur : précommande, pas du pub, sur GameOnTabletop… Bref, ça financera sans problème. Et ça devrait aller en accélération sur la fin de campagne.

Et puis c’est un projet de Boom Boom Games qu’on accompagne toujours avec plaisir. Et un jeu de pirates (genre pour lequel, si vous l’ignorez, je cherche encore et toujours MA référence)…


jeu Seas of Havoc - par Rock Manor Games - VF par Boom Boom Games

Ce jeu de pirates est une création de l’éditeur Rock Manor Games dont on a pu apprécier quelques très bons titres comme Maximum Apocalypse, The Few and Cursed ou encore Set A Watch… un bien joli pédigré partagé avec Boom Boom Games pour la France.

Jeu de pirates mais aussi jeu de course sans foi ni loi où tout le monde cherche à envoyer ses adversaires par le fond.

Le jeu repose sur une phase de deck building suivi d’une programmation (légère). Move, shoot, pourris le deck des adversaires de cartes de dégâts, inutiles et encombrantes, et recommence.

Un jeu qui fait très envie mais dont le tarif oblige tout de même à réflexion : 90 € tout inclus avec extension (évidemment, on la prend l’extension). C’est tout de même moins que lors du kickstarter en version originale.



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Les autres sorties de la semaine


jeu Dead by Daylight -par Level 99

Dead by Daylight

Sur Kickstarter jusqu’au 22 avril.
Jeu en français.

Le financement. On en discute.

Jeu à mouvements cachés, les joueurs faisant chacun leurs choses d’abord. Puis leur “pote” crocheteur.

Deux fois. C’est con mais ça a suffi à attirer mon attention de penser un jeu où le méchant bénéficie d’un avantage direct. Ou celui-ci est une réelle menace qu’on doit avoir du mal à deviner et plus encore à contenir.

Les jeux sur ce genre de thématique pèchent souvent, je trouve, en ne compliquant pas assez la tâche des survivant. Ceux-ci doivent souffrir. Mourir. Sentir en permanence le souffle du tueur fou dans leur cou. Celui-ci semble bien pousser les curseurs en ce sens. Même si le cœur du jeu est très classique pour un “attrape-moi si tu peux”. Et attrape-moi encore ! Puisque les joueurs ne sont pas éliminés si le serial killer de service leur offre une petite séance de suspension à son crochet de boucher : dès qu’un copain vient détacher son personnage, le joueur peut repartir essayer de mettre en marche les générateurs nécessaires pour quitter cet endroit charmant. Cela rapproche néanmoins le tueur de la victoire.

Du coup, niveau peur de se faire attraper… C’est clairement moins stressant. En tout cas au début, on peut facilement imaginer que cela monde peu à peu en puissance alors que le vilain s’approche de ses objectifs. Mais les joueurs ont-ils alors de solutions héroïques pour le contrer ? Ou la partie tourne-t-elle autour de quelques tours gagnés de ci de là ?

Je n’ai pas (encore) la réponse. N’hésitez pas à partager vos sentiments.



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jeu Darkest Doom par Game Start Studio

Darkest Doom

Sur Kickstarter jusqu’au 29 avril.
Jeu en français.

Le financement. On en discute.

La campagne a réalisé un bon départ. Rien d’exceptionnel non plus, surtout si on tient compte de la quantité de pubs Facebook qui a précédé le lancement. Mais plus, tout de même, que ce à quoi je m’attendais vu la présentation très hermétique que l’éditeur en faisait.

Et, surtout, je ne m’attendais pas à ce que vous classiez ce projet en troisième position lors du vote hebdomadaire. L’anthropomorphisme, finalement, ce n’est pas une recette éculée; même utilisée dans un univers passablement sombre. Mais beau. Très beau.

Oublions donc la trame imbitable, c’est un set up de fantasy classique dans lequel les différents héros/gardiens vont s’affronter pour qu’à la fin il ne reste qu’un vainqueur. Avec, un peu à la façon de Lords of Hellas, de multiples conditions de victoire instantanée : gagner assez de réputation pour devenir le nouveau Grand Prête, libérer le shaman des Ombres pour qu’il aille botter le train du mal, purifier la Grande Prêtresse des ténèbres qui l’affaiblissent ou, tout au contraire, devenir le chef des forces du mal.

Il ne suffira donc pas de jouer dans son coin mais aussi s’intéresser der très près à ce que font les autres joueurs. Et à leur mettre les nécessaires bâtons dans les roues, écraser leurs armées et les poignarder dans le dos avec le sourire. Parce que c’est réellement un jeu compétitif même si tout le monde peut perdre dans le cas où les Ténèbres parviennent à contaminer toute la région (et que personne n’a pris la tête de ses forces).

Un jeu qui puise de toute évidence son inspiration du côté des RPG. Comme beaucoup de propositions récentes… sans qu’aucune parvienne réellement à s’imposer. Celle-ci ne joue pas l’innovation, le jeu est même, au contraire, très classique avec des cartes de partout : équipements, quêtes annexes, compétences, sorts, lieux, spawn, etc.

Il nécessitera par contre, une table conséquente pour être apprécié vu son plateau de 90 cm de long ! (c’est grand mais ce n’est donc pas un “monde ouvert” comme annoncé^^).



jeu Age of Rome

Age of Rome - Ad Gloriam

Sur Kickstarter jusqu’au 15 avril.

Le financement. On en discute
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Un jeu avec un plateau central qui tourne selon des cartes événements, chaque portion du disque-plateau (chaque province de l’Empire, donc) apportant différentes options au joueur position en face.

Ce n’est donc pas qu’un gimmick mais c’est un mécanisme intéressant. Et s’intégrant parfaitement à l’esthétique de l’ensemble : simple, soigné, élégant.

Moins convaincu par les “constructions” en plexi transparent qui s’empilent au fur et à mesure que vous l’améliorez. Original et esthétique, reste à voir si c’est bien utile dans ce jeu qui multiplie des mécaniques qu’on peut qualifier de “pas banales”. Reste à voir si l’ensemble est digeste. Fluide. En tout cas, ce projet mérite à mon avis de lui consacrer quelques heures de test en ligne.



jeu Nightmare Cathedral - par Board&Dice

Nightmare Cathedral

Sur Kickstarter jusqu’au 14 avril.

Le financement. On en discute.

J’ai toujours admiré l’œuvre de Zdzisław Beksiński. Un style unique. Un esprit à part. Et cela nous vaut ici une couverture de boîte exceptionnelle.

Si j’exposais mes boîtes dans ma salle, celle-ci serait en avant avec sa face bien visible de tous.

Et pourtant, j’ai des problèmes avec ce jeu.

Le plateau semble …plat. Difficile de se mettre au service d’une œuvre aussi vaste en multipliant les extraits d’illustrations. Pas sur, d’ailleurs, que le surréalisme soit un genre particulièrement adapté à un objet qui se doit d’être aussi fonctionnel qu’un plateau de jeu.

Les figurines me paraissent anachroniques. Et là, je ne comprends pas pourquoi ne pas avoir plutôt opté pour des standees quand on dispose d’un tel panel “d’illustrations” à disposition. Alors que, pour un tel projet de niche, il faut commencer par adhérer à l’univers de l’artiste.

Du coup, comment se montrer critique ? Je reconnais ne pas m’en sentir capable sans faire rentrer dans l’équation des ressentis plus ou moins (in)conscients. En survolant plusieurs critiques, je constate d’ailleurs que les craintes d’un jeu trop léger sont à peu près aussi nombreuses que celles d’un jeu trop complexe… C’est généralement le signe que nos gros menteurs de cerveaux ne nous disent pas tout…

Mécaniquement, rien de trop effrayant. Le but est de positionner son “pion” sur une piste d’actions. Puis de se placer sur un espace extérieur une fois l’action réalisée. Ce qui donnera ensuite accès à une (ou plusieurs) action(s) secondaire(s), chaque fois qu’un autre joueur activera une action principale adjacente sur la piste.

Il faudra donc en permanence chercher à comprendre les besoins de ses adversaires pour profiter de leurs probables actions et/ou se positionner de façon à les pénaliser au maximum quand ils décident de les utiliser. Tout en optimisant, en même temps, ses propres déplacements sur le plateau pour contrôler les différents zones, invoquer diverses “créatures”, en prendre le contrôle, réussir des rituels…

Ca semble quand même bien touffu. Même si le titre est essentiellement un jeu de contrôle basé sur des cartes à usages multiples. Et que j’imagine mal comment tout cela pourrait tenir dans les soixante minutes annoncées par partie. Si c’est le cas, chapeau l’artiste !

Ceci dit, un très intéressant projet. Et probablement un “must have” pour qui aime l’œuvre de Beksiński. Si on s’y retrouve…



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jeu Feralis Obscure Land - par Deer Games Studio

Feralis: Obscure Land

Sur Kickstarter jusqu’au 21 avril.
Jeu en français.

Le financement. On en discute.

Le jeu étant localisé par Don’t Panic Games, on peut supposer qu’il dispose de qualités. Mais je vois assez mal ce qui permettra à ce jeu de se démarquer dans l’univers surpeuplé des jeux d’affrontement pour deux à base de cartes.

Le temps d’incubation (je l’invoque maintenant mais en aurai l’usage seulement dans trois tours), c’est du déjà vu (et je n’arrive pas à retrouver le nom du jeu auquel je pense…) et ça s’était révélé plutôt ennuyeux.

La construction des decks, composés de 20 cartes (ni plus ni moins) est en tout cas intrigante. Ca me semble tellement peu; et, en même temps, c’est peut-être intéressant pour les joueurs qui ne sont pas habitués à construire des decks.

En tout cas, c’est financé (petitement). Et visuellement, c’est plutôt bien fait, avec un parti pris graphique fort. Qui, à lui seul, peut justifier la curiosité ? Ce n’est pas impossible…



jeu Bonnie & Clyde, Love & Death - par Yeast Games

Bonnie & Clyde, Love & Death

Sur Kickstarter jusqu’au 24 avril.
Jeu en français.

Le financement. On en discute.

Au-delà de toute polémique liée au thème, tout le monde ne partageant pas la vision romantique de personnages de tristes faits divers érigés en icones rebelles, l’éditeur nous propose un petit jeu de cartes en solo intéressant au moins par sa finalité.

Il ne s’agit pas ici de réécrire l’histoire : la fin est en effet inévitable, ils finiront criblés de balles. Reste à “jouer” le comment. Un petit plaisir solitaire qui ne choquera donc personne.

Il n’est pas inutile de rappeler que l’éditeur est engagé dans une démarche quasiment artisanale avec des circuits très courts et une fabrication à la main dans leur atelier. Courageux, bravo !

On va éviter de conclure déjà que ce projet ne financera pas vu qu’il joue avec des règles un peu différentes de la plupart; il devrait nettement plus compter sur le bouche à oreille.


Slash & Spells. Sur Kickstarter jusqu’au 28 avril. La page KS.


Nightbreak. Il financera peut-être cette fois. Tout juste. Un jeu de cartes d’affrontement pour deux de plus… Sur Kickstarter jusqu’au 28 avril. La page KS.


Ptolemaeus. Ne financera pas. Et l’ancien amateur d’astronomie qui ne mourra jamais totalement au fond de moi n’arrive pas à en éprouver du regret. Jeu en français. Sur Kickstarter jusqu’au 11 avril. On en discute.



Et ce sera tout pour aujourd’hui. On se retrouve demain (ou jeudi, hum hum) pour un dernier regard aux projets qui se terminent bientôt.


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Avec grand retard, la suite (les projets se terminant) est en ligne :

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